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Planète SF - Page 17

  • Cap sur l'Armageddon (Sanctuaire, tome 1) de David Weber

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    Lors d'une crise récente de webermania, j'ai acheté le dernier roman de David Weber, appartenant à la série Sanctuaire. J'adore la couverture... =>

    A une époque où l'homme a conquis l'espace, des ennemis apparaissent, attirés par les traces de technologie spatiale, et annihilent la civilisation humaine en un peu moins d'une centaine d'années. Pour sauver quelques milliers de survivants humains, une opération semblable à l'arche de Noé est menée sur une planète éloignée appelée Sanctuaire. Les humains sont manipulés pour oublier toute technologie avancée et le modèle social implanté décourage les avancées techniques, afin de ne pas attirer les prédateurs. Mais ce modèle est dévoyé par des personnages avides de pouvoir, qui créent une théocratie tyrannique en se faisant passer pour des anges.

    Un groupe de résistants parvient à conserver dans un corps de synthèse la personnalité d'une ancienne officier de l'aérospatiale, Nimue Alban. Huit cents ans après l'installation des humains sur Sanctuaire, Nimue Alban se réveille et reprend le combat des résistants pour mener la population vers un niveau technologique qui lui permettra un jour de s'attaquer aux prédateurs. La société qu'elle prend en main est proche de l'Angleterre du XVIIe siècle, avec une économie basée sur le commerce maritime. A elle d'introduire aussi discrètement que possible les avancées techniques qui aideront l'humanité à sortir de sa léthargie forcée...

    Ce roman original mélange le space opera et l'aventure maritime. Comme à son habitude, David Weber ne nous épargne aucune description stratégique et technique, parfois au détriment du rythme narratif. Mais, comme à mon habitude, j'adhère de bon coeur au concept, prenant mon mal en patience et profitant de l'occasion pour élargir ma culture générale à l'histoire des sciences navales. Nimue Alban est attachante et plutôt drôle dans son rôle d'éminence grise. On a vraiment envie de connaître la suite...

     

    Bragelonne, 2010.

    Genre : space opera, science-fiction, aventures maritimes

  • Le retour du sorcier (La prophétie du royaume de Lur, tome 2) de Karen Miller

    retour du sorcier.jpgLa suite du précédent, qui m'avait beaucoup plu. Morg est piégé dans le corps de Durm, le Maître Magicien, qui est dans le coma. Il tente désespérément d'en sortir et doit dans le même temps maintenir le corps de Durm en vie. Gar perd rapidement ses pouvoirs magiques et fait appel à Asher pour le soutenir physiquement pendant ses séances de climagie. Asher n'accepte qu'à contrecoeur, mais il découvre  qu'il a en lui la magie des Doranen. Il commence alors à remplacer Gar lors des séances de climagie, au risque d'être découvert et de précipiter le royaume de Lur dans le chaos.

    Ce second tome est, il faut bien l'avouer, un peu moins bon. Disons qu'on lit avec intérêt la suite de l'histoire, mais le charme de la découverte des personnages hauts en couleur est passé. A mon grand regret, le dénouement final est beaucoup trop rapide...

    Une saga dont le premier tome est un vrai plaisir de lecture et le deuxième, sans être un navet, une petite déception. Choisis ton camp, camarade !

     

    Fleuve Noir, 2009.

    Genre : fantasy

  • L'oiseau d'Amérique, de Walter Trevis

    l_oiseau_d_amerique.jpgLes hommes meurent à petit feu dans un monde dirigé par les robots, pourtant  restés au service des humains. Aucun enfant ne naît plus et les suicides collectifs sont légions. Un homme apprend par hasard à lire, un savoir oublié depuis des lustres. La lecture lui permet de prendre conscience de l'existence d'un passé, et donc, d'un avenir, alors que toute la culture commune est tournée vers l'instant présent. Il commence alors un chemin de désobéissance aux règles imposées par les robots, qui le mènera, via bien des épreuves, vers l'espoir et la renaissance.

    Walter Trevis livre là un grand roman dystopique, dans la même veine que Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley. Sa portée philosophique pousse à une réflexion sur nos modes de vie et de pensée. Une lecture recommandée.

     

    Chez Folio SF, 2005.

    Genre : anticipation, cyberpunk

  • Un procès pour les étoiles

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    Des aliens, de la race des Tosoks, débarquent sur terre, en panne de propulseur. Ils demandent l'aide de l'ONU pour les aider à réparer les dégâts. Quelques semaines après leur arrivée, le scientifique qui les avait accueilli, Cletus Calhoun, est retrouvé assassiné dans sa chambre. Tout porte à croire que c'est l'un des Tosoks, nommé Hask, qui a fait le coup. L'Etat de Californie met donc Hask en accusation et le fait comparaître devant un tribunal californien. Pourquoi Hask aurait-il tué Calhoun, alors que les Tosoks ont besoin de l'aide des humains pour repartir chez eux ? C'est ce que devront découvrir l'avocat de Hask, Dale Rice, et le meilleur ami de Calhoun, Frank Nobilio.

    Voilà un étrange OVNI : à la fois récit de science-fiction et roman policier, tendance judiciaire à la John Grisham, l'ouvrage est à la croisée de plusieurs mondes. Robert J. Sawyer dévoile une intrigue moins simpliste qu'elle n'y paraît de prime abord. En filigrane d'un roman somme toute honnête, Sawyer prend un malin plaisir à critiquer la société américaine, avec un petit air de ne pas y toucher tout à fait réjouissant.


    J'ai Lu, 2001, collection millénaires

  • Les abîmes d'Autremer

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    Je viens de faire une découverte. Avant-hier, j'avais pris deux livres à la bibliothèque, des romans pour ados. J'ai lu le premier en une heure et quart. Bof, bof, bof. Un bouquin bâclé, mal écrit, avec une bonne idée mais un style médiocre et une finesse de mammouth.

    Sur cette déception, je commençai le deuxième roman. Pour le même nombre de pages... Il m'a fallu presque trois heures ! Parce que l'écriture était belle, parce que l'histoire me berçait, et que je le savourais à chaque seconde.

    Il s'agit du roman Les Abîmes d'Autremer, de Danielle Martinigol. C'est l'histoire de Sandiane, une jeune fille de 16 ans qui suit son père dans ses reportages. Elle apprend avec lui le métier de journaliste, bien que celui-ci ait des méthodes discutables pour dénicher les scoops. Père et fille ont l'occasion de faire un reportage sur une planète, Autremer, dont les habitants sont extrêmement discrets sur leur mode de vie. Les journalistes tentent sans relâche - ni scrupules - de découvrir leurs secrets. Sandiane cherche en particulier à comprendre comment fonctionnent les étranges vaisseaux spatiaux des autremériens, les Abîmes.

    Les Abîmes d'Autremer est un beau récit écologique, qui propose en outre une réflexion intelligente  sur la place et le rôle des médias dans une société saturée d'information.

    Voir aussi l'avis d'Anudar

    Mango jeunesse, 2001.

    Genre : écologique, science-fiction, space opera, initiatique

  • Le mage du prince (La prophétie du royaume de Lur, tome 1)

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    Asher est le dernier d'un fratrie de sept garçons. Pêcheurs sur la cote du royaume de Lur, ils appartiennent au peuple olken, les habitants originels de cette terre. Asher décide de partir à la capitale pour faire fortune et rapporter de quoi se payer son propre bateau. Il rencontre très vite, et pas tout à fait par hasard, le prince Gar, fils aîné du roi. Bien qu'appelé aux plus hautes fonctions, Gar est incapable de faire de la magie. Il est le seul représentant de la frange doranen de la population à en être privé, ce qui lui vaut le mépris de ses pairs. Une étrange amitié lie les deux hommes, soutenue par une prophétie aussi ancienne qu'ignorée par les Doranen.

    Le mage du prince est le premier volet de La prophétie du royaume de Lur, qui en compte deux. Ce qui est bien : les cycles à rallonge me fatiguent. Il s'agit du premier roman de Karen Miller, et c'est, ma foi, une réussite. Un bon récit de fantasy, une écriture fluide, des personnages bien campés et des dialogues savoureux : nous tenons là un excellent roman de détente, qui vous fera passer de bons moments au coin du feu - ou sur la plage.

     

    Fleuve noir Fantasy, 2008.

  • Abzalon

    abzalon.jpgAbzalon est un roman de science fiction, un vrai. Allergiques, passez votre chemin. Curieux, ou adeptes, restez et lisez la suite.

    Abzalon est l'histoire d'une planète qui meure. C'est l'histoire de ses habitants, qui cherchent un moyen d'échapper à la mort. Et ce que font les hommes pour contrer leur destin n'est pas vraiment admirable. Guerres, trahison de pactes millénaires, annihilation de civilisations... Au nom de leur propre survie, ils ne s'épargnent rien.

    Abzalon est aussi, et surtout, un détenu de la forteresse de Doeq. La planète étant surpeuplée, l'administrateur de la prison reçoit l'ordre de faire diminuer la population carcérale ; il organise alors l'auto-destruction de son contingent de prisonniers, en les privant d'espace et de nourriture. Bientôt il ne reste de place que pour les plus sauvages, les plus impitoyables d'entre eux. Abzalon survit, bien sûr : c'est un monstre, tant physiquement que psychologiquement. Mais cette élimination massive tend vers un but précis, un but qui emmènera Abzalon plus loin qu'il n'aurait pu l'imaginer.

    Pierre Bordage, qui a écrit entre autres Les guerriers du silence (voir la critique ici), démontre son talent, une fois de plus. Abzalon est un roman qui semble suivre une ligne droite mais qui se courbe, surprend et sinue tous les deux ou trois chapitres. Alors que l'on pense l'intrigue pliée, que l'ennui pointe le bout de son nez, l'histoire repart dans un sens inattendu, sans tambours ni trompettes.

    J'ai aimé cette façon de surprendre sans brusquer. Abzalon se termine sur une note d'espérance qui clôt bellement le récit.

     

    Chez l'Atalante, 1998.