21 décembre 2011

Julian, de Robert Charles Wilson

 Julian.gifL'histoire : Adam est le meilleur ami de Julian. Adam est pauvre et de basse caste ; Julian est le neveu du Président. Adam est candide en ce qui concerne la vie, la religion, l'histoire, la politique et la société. Julian est cultivé, informé et doté d'un solide sens critique. Adam s'est mis en tête de raconter l'histoire de Julian. Adam et Julian vivent dans les années 2170, bien longtemps après que notre civilisation décadente ait disparu, faute de combustible. Plus de pétrole. En revanche, il y a toujours des Etats-Unis, affaiblis par une guerre en cours contre les européens. Il y a surtout l'Église du Dominion, une supra-église qui chapeaute divers cultes, leur reconnait ou non le droit d'exister et protège la population des réminiscences diaboliques de l'ère précédente en imposant son imprimatur à toutes les oeuvres éditées.

Adam et Julian désertent le village natal d'Adam, dans lequel Julian était en villégiature, pour échapper à la conscription - et à la volonté du Président de faire tuer son neveu dans une campagne militaire, histoire que cela ne paraisse pas trop délibéré. Pas de chance, les compères se font enrôler de force quelques temps plus tard. Adam et Julian parcourent alors ensemble leur pays, livrent bataille, perdent, gagnent, l'un se marie pendant que l'autre devient président.. Oups, j'ai spoilé.

Mon avis : L'idée de départ est bonne. Une société américaine post pétrole est un sujet de roman passionnant. Las, il m'a fallu deux mois et demi pour lire ce roman ! Et sur ces 10 semaines, rien moins que 7 pour en lire la première moitié. Car la candeur d'Adam frise la crétinerie. Toute plausible (et intrinsèquement critique) qu'elle soit, j'ai trouvé cette posture intellectuelle parfaitement ennuyeuse à la lecture. Je comprends que l'auteur ait voulu nous faire découvrir sa société post-apocalyptique par le petit bout de la lorgnette, un personnage qui soit un pur produit de la propagande et de la censure ambiante. Mais son seul point de vue ampute le roman d'une dynamique qui aurait été bienvenue au milieu de ce récit lénifiant, parfois pontifiant.

Comme le narrateur Adam se déflore un peu avec le temps - d'un point de vue politique et philosophique, s'entend - il devient moins pénible de le lire dans la deuxième moitié du roman. En revanche, on ne s'attache jamais aux personnages principaux, ce qui finit par être inconfortable dans un long roman de presque 600 pages. Il y a bien des références et des clins d'oeil à Dickens et autres grands auteurs classiques américains, mais finalement, peu me chaut.

Je ne suis allée au bout de ce récit que pour deux raisons : Guillaume me l'a conseillé (j'écoute toujours les conseils de Guillaume), et c'est l'un des rares livres que j'ai acheté pour moi-même cette année. En dehors des livres de David Weber, c'est en fait le seul. Je regrette de l'avoir acheté (j'aurais préféré l'emprunter !).

Espérons que ma prochaine expérience avec Robert Charles Wilson soit meilleure - cela dit, j'avais essayé Spin il y a un certain temps, que j'avais abandonné au bout de quelques pages...


Edition : Denoël, 2011

Genre : anticipation


27 novembre 2011

La servante écarlate, de Margaret Atwood

Margaret-Atwood-La-Servante-ecarlate.gifLa servante écarlate est un roman de Margaret Atwood, auteur canadienne éclectique (roman classique, roman d'anticipation, poésie... Elle sait tout faire).

L'histoire : Dans un futur indéterminé, la République de Gilead est une dictature installée sur le territoire des anciens Etats-Unis d'Amérique. Defred est servante écarlate - reproductrice, "utérus sur pattes", dit-elle - chez le Commandant. Defred n'est pas son vrai nom, c'est le nom par lequel on la désigne tant qu'elle est de service chez ce Commandant. Via son journal, dont chaque mot est pesé, nous découvrons la société dans laquelle elle évolue, un récit entrecoupé des souvenirs de Defred lorsqu'elle avait un amant et un enfant, lorsqu'elle travaillait et qu'elle était libre de faire ce que bon lui semblait. Aujourd'hui, les femmes fertiles sont devenues extrêmement rares et les trois quarts des enfants conçus ne sont pas viables, sans doute à cause d'une pollution chimique de l'air, du sol ou de l'eau. Et puis, il y a une guerre. Indéterminée, lointaine, mais une guerre présente dans l'esprit de tous, qu'on ne laisse personne oublier.

La République de Gilead a choisi la voie étroite pour protéger sa population : elle l'a asservi, faisant plier hommes et femmes sous le joug de dogmes religieux d'une extrême sévérité au service du pouvoir politique. Tout cela, nous le devinons à travers les voiles blancs de Defred, son regard baissé, son quotidien fantômatique et l'infinie liste de tabous dont est constituée sa vie. Les gens autour d'elle n'ont pas de nom, seulement des fonctions : Commandants, Epouses, Marthas (chargées des tâches ménagères), Anges (soldats), Yeux (police politique)... Avec Defred, on assiste à une naissance, un procès et une exécution, mais surtout au quotidien de ces femmes privées de liberté, d'information et de dignité et, indirectement, de ces hommes tout autant victimes de ce système répressif basé sur la délation. Chaque mot, mais aussi chaque geste, est surveillé et contrôlé. Defred n'a même pas le choix de mourir...

Mon avis : j'ai été destabilisée par le ton très intimiste de ce roman, qui relève paradoxalement (même si ce n'est pas paradoxal pour tout le monde) de la dystopie et de l'anticipation sociale féministe. C'est un journal intime, un monologue intérieur monotone et répétitif, centré sur les infimes détails du quotidien sans saveur de la narratrice, quasi dépourvu d'action. Tout ce qui, a priori, me fait prendre mes jambes à mon cou en matière de littérature. Et j'avoue que c'est ce que j'aurais volontiers fait s'il n'y avait eu ce contexte si particulier. L'étouffement quotidien dans un régime de terreur, le traitement malheureusement déjà d'actualité de la stérilité due à la pollution sont quelques uns des éléments qui m'ont menée jusqu'au bout du roman.

Si je n'ai pas été transportée d'enthousiasme par le récit, celui-ci m'a pourtant laissé une impression profonde et durable. Comme une amertume trop pertinente pour être ignorée, mais aussi trop forte pour être appréciée... (Comprenne qui voudra).


éditions : ROBERT LAFFONT ou J’AI LU
Genre : anticipation, dystopie

CITRIQ

10 novembre 2011

Top Ten Tuesday (1)

TTT3W.jpgLe TTT (selon formule de Lhisbei) est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel le blogueur établit un top 10 selon un thème littéraire défini. Le rendez-vous avait initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

Dans son billet du 1er novembre, Tigger Lilly, la blogueuse aux Bisounours, indique les 10 auteurs qui prennent le plus de place dans sa bibliothèque. Cette idée a fait des petits, Lhisbei l'a reprise, et elle m'interpelle : de façon paradoxale, il se trouve que ma bibliothèque personnelle est très réduite. Je travaille dans une bibliothèque, alors je me fournis sur mon lieu de travail. En conséquence, faire le tour de ma bibliothèque personnelle peut être surprenant, car elle n'est pas forcément représentative de mes goûts ni de mes orientations littéraires actuels.

Dans "Top Ten Tuesday", il y a "tuesday". Or, il se trouve que nous sommes jeudi. Quel heureux hasard !

Voici donc les 10 auteurs qui prennent le plus de place dans ma bibliothèque personnelle :

1- Le grand gagnant, avec beaucoup de longueurs d'avance sur les autres, est David Weber. De lui, j'ai la quasi intégralité du cycle Honor Harrington, soit 14 volumes, La lune des mutins et ses deux suites, mais aussi La voie des furies ainsi que les deux premiers tomes de série Sanctuaire, Cap sur l'armageddon et L'alliance des hérétiques. Ce qui nous fait un total honorable de 20 volumes.

2- La deuxième place revient sans contestes à J.K. Rowling, puisque j'ai l'intégralité de la série Harry Potter en français et en anglais, soit 14 volumes.

3- La troisième place est décernée à J.R.R. Tolkien, avec Le Seigneur des anneaux en français et en anglais itou. Total, 6 volumes.

4- Je découvre que j'ai 5 volumes de Bernard Werber. En dehors des Fourmis et des Thanatonautes, je n'apprécie pas beaucoup ses romans. Les autres m'ont été offert...

5a- En cinquième position ex-aequo se trouve mon auteur de littérature blanche préféré : Amin Maalouf. Je possède de lui deux romans (Léon l'africain et Le périple de Baldassare) et deux essais - mais j'en ai lu bien d'autres, ce qui nous fait un total de 4 volumes.

5b- Le deuxième ex-aequo avec Amin Maalouf est mon autre auteur de littérature blanche préféré, feu Robert Merle, toujours avec 4 volumes, donc. Je détiens entre autres Un animal doué de raison et Les hommes protégés, des ouvrages de SF désormais introuvables hors des bouquinistes.

Pour la suite, j'ai un problème : il y a plusieurs auteurs ex-aequo à 3 volumes. Je les citerai donc par ordre de préférence :

7- Pierre Bordage, pour la trilogie des Guerriers du silence. Une Grande Oeuvre.

8- Daniel Pennac, avec les aventures de Benjamin Malaussène, le bouc émissaire chargé de famille, dans Au bonheur des ogres, La fée carabine et La petite marchande de prose. Drôle, décalé, bien écrit.

9- Régine Deforges avec les trois premiers tomes de la Bicyclette bleue. Sympa.

10- Christian Jacq et sa trilogie du Juge d'Egypte. Lisible. L'une des rares oeuvres de l'auteur qui le soit vraiment.


Peut-être suivrais-je l'exemple de Tigger Lilly et Lhisbei, et ferais-je prochainement un TTT sur les livres que je garderais à tout prix s'il ne devait rester qu'eux. Ce sera plus significatif de mes goûts litéraires.


PS : j'ai d'emblée exclu les BD de mon top ten. Parce que la plupart appartiennent à M. Blop, et que bon, 25 tomes des histoires de Léonard le génie et de son disciplus simplex Basile, ça finit par être légèrement prise de tête...


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02 novembre 2011

A deux voix près !

art français guerre.jpg

Un billet rapide : je viens d'apprendre qu'Alexis Jenni a remporté le prix Goncourt (certainement mérité, étant donné toutes les bonnes critiques vues et entendues sur son livre) pour L'Art français de la guerre, à 5 voix contre 3 sur... Carole Martinez et son Domaine des Murmures !

Mince alors, pour une fois que je lis - et que j'aime ! - un roman de chez Gallimard, il passe à deux doigts du Goncourt ! C'est rageant, tout de même !

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30 octobre 2011

En octobre, je suis sobre

Pourquoi ce titre ? Parce que j'ai lu deux livres, et que j'ai décidé de faire rapide et, donc, sobre (je ne parle bien évidemment pas des boissons alcoolisées ; hier matin j'étais à un salon des vins, et ma foi... C'était bien).


Du domaine des murmures, de Carole Martinez

domaine murmures.jpgUne fois n'est pas coutume, j'ai lu un roman de la célèbre maison aux deux bandes rouges. Du domaine des murmures raconte l'histoire d'Esclarmonde, une jeune fille bourguignonne du 12e siècle qui refuse d'épouser le promis imposé par son père et décide de se faire emmurer à vie plutôt que d'aller au couvent (nice choice !). Elle priera pour ses contemporains toute sa vie, tel est son engagement.

Son père fait construire la chapelle et la tour où sera murée sa fille sans barguigner, mais ne lui adresse plus un mot. Deux ans après le début des travaux, Esclarmonde entre dans sa tour, quelques jours après avoir vécu une expérience traumatisante, mais dont elle ne souffle mot à personne. Les relations entre le père et la fille évoluent mais restent difficiles, à tel point que le père finit par partir aux croisades avec l'empereur Frédéric II. Esclarmonde prie, écoute, et rêve : dès qu'elle s'endort, elle voit son père dans sa misérable marche vers Jérusalem (pour mémoire, la croisade de Frédéric II, dont fait partie son père, s'est transformée en déroute lorsque le souverain allemand s'est noyé en passant un gué).

Mon avis : Ma foi, j'ai pris plaisir à lire ce roman. Pas trop long, pas trop alambiqué, une belle histoire et une écriture élégante et fluide. Le propos est original, les aventures emmurées d'Esclarmonde vraiment réussies. Je n'aurais jamais cru pouvoir m'intéresser à l'histoire d'une jeune bigote idéaliste, mais j'ai vraiment aimé ce livre. Sans doute parce que l'histoire est moins simple qu'elle n'y paraît de premier abord - et beaucoup axées sur les relations entre les personnages, vraies, sans fard, charnelles et parfois violentes.

 

 

L'armée furieuse, de Fred Vargas

armée furieuse.jpgLe commissaire Adamsberg est un cas social, voire pathologique. Il se fiche éperdument de ce que les autres pensent et fait preuve d'une ignorance crasse. Dans le précédent opus, Un lieu incertain, on apprenait qu'il ne parlait pas un mot d'anglais, ce qui est un peu gênant pour un fonctionnaire de son niveau. Là, il n'est pas fichu de retenir le nom d'un légende, ni celui d'une auberge... Et ça me fait hurler de rire. Si.

Pris dans les rêts d'une affaire scandaleuse qui touche les grands pontes de ce monde, Jean-Baptiste Adamsberg profite d'une opportunité pour aller s'enterrer dans la campagne normande, histoire de décrypter une affaire de meurtre entâchée de légende. Bien entendu, il ne comprend rien à l'histoire, nous non plus. Il rencontre des gens absolument improbables. Qui ont un charme fou... Et qui peuvent être vraiment dangereux.

Car s'il y a une chose que j'aime chez Fred Vargas, c'est sa capacité à inventer de nouvelles "gueules". Des gens avec une personnalité, un grain de folie propres à nous emmener ailleurs. Elle réutilise à merveille les personnages récurrents (Retancourt et ses mains d'or, Veyrenc et ses rimes, Danglard noyé dans son pinard) et leur fait cotoyer avec bonheur les nouveaux : la fringante octogénaire Léo, son chien Flem, Le Seigneur Hellequin et son armée de morts, Hippolyte, ses douze doigts et ses mots à l'envers... Essayez donc Drannoc dans le bon sens !

J'ai passé un très, très bon moment de lecture, et je rêverais de savoir écrire ainsi. Un roman léger et drôle, en apparence improbable et superficiel, alors que sur le fond, il est grave, profond et d'une imparable logique.


Avec tout cela, si vous n'arrivez pas à finir bellement les vacances... C'est que vous n'y mettez pas du vôtre !

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09 octobre 2011

La Revanche du Bisounours

A force de déconner sur les Bisounours Radioactifs, armes de destruction massive créées par Tigger Lilly et destinées à animer les débats des jurés du Prix des blogueurs Planète-SF, je me suis vue sommée par Lhisbei de prouver que j'avais bien un T-shirt Bisounours initulé Hug Me.

Ca a l'air idiot, oui (d'ailleurs, ça l'est), mais c'est parfaitement vrai, il suffit de lire les commentaires de ce billet.

Bref, je me suis attiré des ennuis.

Mais je suis une grande fille, donc j'assume :

HugMe.JPG

(Oui, ma moquette est du même gris chiné que mon t-shirt. C'est ballot.)

Du bisounours aux prix littéraires, il n'y a qu'un pas. Capillo-tracté, certes, mais un pas quand même.

Sur ce, bon dimanche.

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04 octobre 2011

Chien du heaume, de Justine Niogret

Alors que Justine Niogret vient d'éditer son deuxième roman, Mordre le bouclier, j'ai terminé Chien du heaume, son premier roman, la semaine dernière. Je suis, comme d'habitude, hors du temps éditorial.

Chien du Heaume.jpgL'histoire de Chien du heaume est assez simple à raconter, si on veut faire simple. Et très compliquée, si on veut la décortiquer. Je ferai la version simple, car j'ai pitié de vous. Chien du heaume est une femme à la recherche de son identité. Chien du heaume, c'est le nom qu'on lui donne, qu'elle donne à son tour à qui le lui demande, mais elle ignore son vrai nom, celui de son père. On est au haut Moyen-Âge et Chien du Heaume est mercenaire. Elle se bat pour vivre, pour se nourrir et être logée, elle se bat comme on expire, avec la hache de son père si belle et si tranchante, dont personne ne sait d'où elle vient. Chien du heaume est petite, laide, forte et acharnée. Elle a une quête, mais pas d'espoir. Elle a des amis, mais pas de réconfort. Son univers est sombre et hivernal. Même en été.

Voilà. Vu comme ça, on se demande bien pourquoi on lirait ce livre. Ce qui m'a finalement décidé, même s'il a bonne réputation et des prix prestigieux (le Prix Imaginales et le Grand Prix de l'Imaginaire 2010), c'est sa brièveté. Il fait à peine plus de 200 pages, et j'ai très peu de temps pour lire. Pourtant, j'ai mis du temps à le finir. A le savourer, devrais-je dire. Presque deux semaines. L'écriture est belle, élégante, volontairement suranée, délicate par bien des aspects, alors qu'elle parle de sang, de violence, de froid et de désespoir. Un véritable plaisir, que l'on fait durer.

Et puis, il ne s'y passe pas tant de choses que ça, dans cette histoire. Ce n'est pas un page-turner à la Dan Brown. On prend son temps, et c'est bien - sans doute parce qu'on sait que ce ne sera pas interminable. D'autant plus que c'est sombre, très sombre. La neige, le froid, les pierres noires d'un chateau fort caché au fin fond d'une forêt, la rugosité des hommes d'armes et la cruauté perverse des dames, la langueur de la brume, la violence inouïe à peine contenue sous un vernis social sont le quotidien de l'héroïne. Elle n'aspire pas à s'en échapper, elle en fait partie. Le drame est sa réalité, sans fard, dans toute sa crudité. Voilà donc un roman littéralement crépusculaire, qui évoque la fin d'un monde et en porte tous les stigmates. Lorsqu'il se termine, je ne suis pas soulagée, pas véritablement. Mais je porte en moi une histoire qui m'a touchée et qui laisse de belles traces d'humanité - et de littérature.

Et puis... attiré par une note d'intention d'une tonalité étrange, je lis le glossaire. Et là, je me prends les pieds dans le tapis, je glisse sur une peau de banane. Pour tout dire, j'ai l'air d'une folle échappée de l'asile. Car je ris comme je n'avais pas ri depuis longtemps. Je ris presque à chaque définition !

Je découvre donc à la lecture du glossaire que Justine Niogret possède un humour dévastateur, déjanté et improbable, en totale contradiction avec le ton du roman qui le précède. Une bouffée de chaleur, une tranche de bonheur pur.

Je vous dois donc d'en conclure que j'ai adoré ce livre, au moins autant pour le roman lui-même que pour la douche brûlante qu'on se prend sur le paletot en passant du roman au glossaire.


PS : Le roman est étiqueté fantasy alors qu'on ne voit aucun attribut de fantasy dans le récit (non, la brume qui sort du casque de la Salamandre ne m'a pas impressionnée). Personnellement, je le rangerais en littérature blanche - et ce n'est pas une insulte.

 

Lu et chroniqué aussi par : Efelle, Lhisbei, Lorhkan

Mnémos, 2009.

Genre : fantasy (?), historique

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