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heroic fantasy

  • La symphonie des siècles, d'Elizabeth Haydon

    symphonie des siècles.jpgLa symphonie des siècles est un cycle de fantasy en trois volumes : Rhapsody, Prophecy et Destiny. Chaque volume ayant été séparé en deux tomes, cela nous fait six livres à lire.

    Après un prologue énigmatique, qui relate la rencontre amoureuse de deux jeunes adolescents, on découvre une jeune femme, Rhapsody, une baptistrelle qui s'est donné pour principe de vie de toujours dire la vérité. Alors qu'elle est poursuivie par des soldats, elle rencontre deux personnages peu recommandables, Grunthor et Achmed le Serpent. Elle les suit pour sauver sa peau, mais les deux comparses l'emmènent bien plus loin qu'elle ne pouvait l'imaginer. S'ensuit une longue, très longue aventure qui mêle leurs trois vies de façon inextricable, et, pendant un bon moment, incompréhensible.

    J'ai trouvé bien des longueurs au début de ce conte, mais je me suis accrochée... Et j'ai bien fait. La symphonie des siècles est une oeuvre longuette et inégale, mais elle apporte une pointe d'originalité qui m'a beaucoup touchée : la musique règne en maîtresse sur le monde de Rhapsody. C'est elle qui donne force de vérité, mais aussi de guérison, de persuasion et de vie à ses paroles. Pour faire pousser une fleur, ou soigner Grunthor, Rhapsody chante ; pour transformer l'âme des choses et des gens, elle les renomme et interprète leur "essence" sur un instrument de musique.

    Ce petit côté naïf (voire nunuche) est parfaitement assumé dans l'histoire d'Elizabeth Haydon : Rhapsody se fait manipuler par tout le monde, amis comme ennemis. Elle est totalement dépourvue de cynisme, contrairement à ses compagnons, qui l'utilisent sans remords. Et ce décalage parfois drôle, et parfois dramatique, introduit du relief dans l'histoire et donne de la profondeur aux personnages.

    Une bonne lecture de détente. Si vous ne savez pas quoi lire pendant les vacances, allez-y sans hésiter.

     

    Editions Pygmalion (2006) et J'ai Lu (2008)

    Genre : fantasy

  • La Mallorée, de David Eddings

    x1eckrg4.jpgAprès moult tergiversations sur la langue à pratiquer pour l'occasion, j'ai finalement lu La Mallorée en français. C'est moins bien qu'en version originale, mais ces derniers temps je grille mes neurones beaucoup plus rapidement qu'à l'accoutumée, et je suis incapable de lire en anglais.

    La Mallorée est la suite de la Belgariade, où l'on voyait Garion tuer le Dieu Torak et prendre possession de son héritage, le royaume de Riva. Naturellement, on croit que c'est fini (enfin, surtout Garion), et voilà que la Destinée remet le couvert, avec une nouvelle confrontation cosmique pimentée par l'enlèvement du fiston. On reprend donc (presque) les mêmes et on recommence : les prophéties obscures, les compagnons improbables, les escarmouches incessantes et les bonnes parties de rigolade.

    On pourrait s'en lasser... Et bien non. Ce qui me séduit dans l'oeuvre de David Eddings, c'est le voisinage immédiat d'une Mission Prophétique des plus sérieuses avec un humour totalement décalé, ainsi qu'une galerie de personnages extrêmement bien campés. Les héros sont animés par des instincts parfaitement triviaux, les rendant ainsi proches de nous, et férocement drôles. L'amour immodéré de Belgarath pour la bière et le penchant de Silk pour le vol et l'escroquerie sont deux piliers de l'oeuvre, au même titre que les Prophéties. Certains dialogues sont de véritables morceaux d'anthologie, qui provoquent des pouffements incontrôlés.

    On passe un très, très bon moment, et on en redemande !

     

    En cinq tomes, chez Pocket Fantasy :

    1. Les Gardiens du Ponant (Guardians of the West, 1987)
    2. Le Roi des Murgos (King of the Murgos, 1988)
    3. Le Démon Majeur de Karanda (Demon Lord of Karanda, 1988)
    4. La Sorcière de Darshiva (Sorceress of Darshiva, 1989)
    5. La Sibylle de Kell (The Seeress of Kell, 1991)

     

    Genre : fantasy, heroïc fantasy

  • Le mage du prince (La prophétie du royaume de Lur, tome 1)

    Mage du prince.jpg

    Asher est le dernier d'un fratrie de sept garçons. Pêcheurs sur la cote du royaume de Lur, ils appartiennent au peuple olken, les habitants originels de cette terre. Asher décide de partir à la capitale pour faire fortune et rapporter de quoi se payer son propre bateau. Il rencontre très vite, et pas tout à fait par hasard, le prince Gar, fils aîné du roi. Bien qu'appelé aux plus hautes fonctions, Gar est incapable de faire de la magie. Il est le seul représentant de la frange doranen de la population à en être privé, ce qui lui vaut le mépris de ses pairs. Une étrange amitié lie les deux hommes, soutenue par une prophétie aussi ancienne qu'ignorée par les Doranen.

    Le mage du prince est le premier volet de La prophétie du royaume de Lur, qui en compte deux. Ce qui est bien : les cycles à rallonge me fatiguent. Il s'agit du premier roman de Karen Miller, et c'est, ma foi, une réussite. Un bon récit de fantasy, une écriture fluide, des personnages bien campés et des dialogues savoureux : nous tenons là un excellent roman de détente, qui vous fera passer de bons moments au coin du feu - ou sur la plage.

     

    Fleuve noir Fantasy, 2008.