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Impromptu - Page 17

  • Chute libre, de Loïs McMaster Bujold

    saga-vorkosigan-integrale-1.jpgAvant propos

    Loïs McMaster Bujold était pour moi une parfaite inconnue jusqu'à il y a environ deux mois. Au cours d'une sortie en librairie (car les bibliothécaires ne sortent de leur trou à araignées qu'à l'occasion d'achats en librairie - quand ils ne font pas de commandes en ligne...), mon oeil a été attiré par une jolie couverture de J'ai Lu, qui annonçait : Saga Vorkosigan, Intégrale, tome 1. Et il y avait le tome 2 à côté.

    Saga Vorkosigan ? Jamais entendu parler. Puis je vois la mention "prix Hugo" plusieurs fois répétée. Plusieurs des romans de la saga l'ont reçu ?! Connaissant le génie d'un Vernor Vinge, deux fois lauréat de ce prix, je me dis que là, j'ai un trou dans ma culture SF. Bref, le marketing (belle couv + indication des prix littéraires) a fonctionné sur mon pauvre esprit avide de space opera. Et l'auteur est une femme, ce qui en matière de space opera justement, reste assez rare. J'ai donc acheté les deux tomes de l'intégrale.

    Ceux-ci regroupent plusieurs romans et nouvelles. Chute libre, aussi intitulé ailleurs Opération cay, est le premier roman de la première intégrale, et n'a pas de rapport direct avec le héros éponyme, Miles Vorkosigan. Il a obtenu le prix Nebula en 1988.


    chute libre.jpgChute libre / Operation Cay

    Leo Graf, spécialiste des soudures en milieu spatial, est envoyé par sa compagnie dans une station orbitale pour y enseigner son art aux ingénieurs qui y vivent. Il découvre sur place une réalité déconcertante : ses élèves sont des Quaddies, des êtres dotés de quatre bras, produits de l'ingéniérie génétique destinés à pallier les inconvénients du travail en apesanteur. Issus de la recherche, les plus âgés forment une génération de jeunes gens d'environ 20 ans, tous les autres étant encore des enfants.

    Bien que leur humanité ne fasse aucun doute pour qui les côtoie, Léo Graf le premier, ils sont le produit de la recherche, des objets bien plus que des sujets, soumis à la loi de l'offre et de la demande. Les améliorations génétiques et le cadre strict de leur éducation les ont rendu dociles, soumis aux impératifs de productivité. Cet état de fait crée un malaise chez Léo, qui pressent le pire pour les Quaddies...

    Ce court roman (une novella, peut-être, selon les standards américains) bénéficie d'une solide construction narrative, au service d'une histoire sympathique et divertissante. Le tout déborde un peu d'optimisme et pas assez d'originalité, mais cela ne m'a pas empêché de l'apprécier. Les Quaddies sont suffisamment attachants pour qu'on s'y intéresse, bien que leur naïveté puisse être fatigante, en résonnance avec celle du propos global.

    J'ai par ailleurs apprécié la belle cohérence de l'univers créé par Lois McMaster Bujold, qu'on retrouve plus tard dans l'intégrale avec le "vrai" commencement de la saga Vorkosigan. Les résultats physiques et sociaux de l'ingéniérie génétique sont exposés avec assez de vraisemblance pour me convaincre (certes, ce n'est pas difficile, car je ne suis pas scientifique) et les enjeux de la création et de l'exploitation des Quaddies plutôt bien trouvés.

    Une lecture agréable, sans génie, mais charmante.

    Genre : space opera

    Editions J'ai Lu, 2011

     

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  • Blogueuse en vacances

    Je pars en vacances loin de toute connexion Internet pendant deux semaines. Je reviendrai avec des  chroniques de space opera pour le Summer StarWars, c'est promis !

    A très bientôt, et bonnes vacances pour ceux qui en ont  !

  • La cité de perle, de Karen Traviss (Les guerres Wess'har, tome 1)

    La cité de perle est le premier roman traduit en français de l'auteur anglaise Karen Traviss, connue par ailleurs pour ses nombreux ouvrages de l'univers de Star Wars. Ce n'est donc sans doute pas un hasard que ce billet ouvre - chez moi du moins - le cycle des chroniques consacrées au Challenge Summer StarWars épisode VI de Mr Lhisbei et Lhisbei herself.

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    Karen Traviss, dans ce roman, développe la thématique écologique en prenant pour base une planète, Cavanagh, dont l'écosystème est férocement protégée par un guerrier hors norme, Aras. Les habitants naturels de la planète sont des formes de vie aquatiques, les Berezi. Quelques humains, arrivés il y a plusieurs générations, se sont installés sur la planète Cavanagh selon les conditions drastiques posées par Aras. La communauté est isolée du reste de la planète, confinée dans un espace terraformé pour elle, afin de lui permettre de cultiver les plantes nécessaires à sa survie. Un champ de force sépare leur territoire du reste de la planète, afin d'éviter toute contamination exogène.

    Les colons humains sont parfaitement satisfaits de leurs condition de vie, en accord avec leurs profondes convictions écologiques, politiques et religieuses. Ils ont dans ce sens envoyé un message au reste de l'humanité, signifiant qu'ils pouvaient les oublier et que tout allait bien, merci pour eux.

    Bien entendu, ils obtiennent le résultat inverse : une mission composée de scientifiques et de marines est envoyée vers eux, un voyage de 75 ans. La mission est dirigée par Shan Frankland, une officier de la police environnementale, et Lindsay, une militaire. Cette mission représente un enjeu énorme pour tous ses membres, puisqu'à leur retour chez eux, si retour il y a, tous leurs proches auront disparu.

    Arrivées sur place, les dirigeantes découvrent rapidement les règles du jeu et les conditions sans appel posées par Aras, payant brutalement le prix du sang pour la désobéissance d'un des membres de l'équipe. Aras appartient au peuple Wess'har, qui habite sur la planète voisine du système. Ce peuple, écologiste convaincu, n'hésite pas à exterminer les colonies polluantes mettant en danger les espèces locales. Aras est un de leurs champions en la matière...

    Une étrange entente s'installe entre Shan Frankland et Aras, les deux solitaires, alors que le Capitaine Lindsay, aux prises à avec des problèmes personnels déstabilisants, se replie sur elle-même. Vient un moment où les explorateurs doivent choisir leur camp ; celui des colons et d'Aras, ou celui du reste de l'humanité, qui vient frapper aux portes de ce lointain système...

    Dépaysement. Voici le maître mot de ce roman. On n'est jamais chez soi. Et c'est bien ! J'ai apprécié ce roman parce qu'il m'emmène ailleurs, en compagnie de gens différents - on découvre progressivement à quel point l'est Aras, tellement différent même qu'il ne ressemble en rien à ce qu'il était initialement.

    Je n'irai pas chercher dans ce roman de profondeur philosophique, à part l'évidente importance du thème écologique ; on y voit les bienfaits, les dérives et tous les dommages collatéraux provoqués par la défense de l'écologie poussée au bout de son raisonnement. Le questionnement est intéressant, et il est dans l'air du temps.

    L'écriture de Karen Treviss a l'avantage de la simplicité : avec un contexte aussi exotique, c'est en effet un atout pour emmener rapidement le lecteur dans son univers. Elle a bien travaillé certains de ses personnages, particulièrement Shan Frankland et Aras, dont les motivations profondes sont singulières et attachantes, mais les autres protagonistes sont plus caricaturaux.

    Je n'ai pas développé une passion ardente pour ce roman, pourtant intelligent. Peut-être est-il tout simplement honnête, manquant un peu de l'ambition d'oeuvres comme celles de Vernor Vinge (Un feu sur l'abîme, Au tréfonds du ciel), qui restent pour l'instant mes références en space et planet opera (hors Honor Harrington, bien entendu).

    Il reste que ce fut une expérience plaisante, et que je lirai avec curiosité d'autres titres de cette auteur.

    Bragelonne, 2006.

    Genre : planet opera, space opera, science-fiction

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  • Flashback, de Dan Simmons

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    Flasback est le dernier roman traduit en français de Dan Simmons. Hypérion est son roman le plus connu, un véritable chef d'oeuvre de la littérature de science-fiction, qui a reçu, entres autres, le prix Hugo en 1990... Un chef-d'oeuvre que j'ai détesté de bout en bout. Je partais donc d'un très mauvais pied avec Dan Simmons, mais je voulais lui laisser une deuxième chance.

    Il faut dire que l'histoire de Flashback est très, très loin de celle d'Hypérion (pour ceux qui ne connaissent pas, allez donc faire un tour par ici). Nous sommes là sur une anticipation proche (20 ans), dans une Amérique du Nord qui ne tourne plus rond : les Etats-unis ont presque disparu, éclatés en plusieurs territoires indépendants, et le reste est soumis à la loi économique et financière de grands groupes japonais. Le Japon a gardé son agressivité économique tout en revenant sur le plan politique à l'époque féodale. Les nouveaux shôgun sont des chefs d'entreprise richissimes, qui tiennent lieu de gouverneur sur leurs territoires. La Chine, implosée en clans comme à l'époque pré impériale, fait les frais de l'agressivité nippone. Ailleurs, l'émergence d'un Califat Global, dont le fanatisme religieux a contaminé une bonne partie du monde ocidental, a fait disparaître les forces politiques européennes.

    Au milieu de ce marasme social, politique et économique, Nick Bottom est un ancien policier, licencié de la police de Denver pour cause de toxicomanie. Nick a perdu sa femme Dara dans un accident 6 ans plus tôt, alors qu'il enquêtait sur la mort d'un jeune japonais, Keigo Nakamura. Comme la majorité de ses concitoyens, Nick est alors devenu accro au Flashback, une drogue qui permet de revivre ses souvenirs, si possible les meilleurs. Végétant désormais des aides publiques dans un appartement-cellule, il vit dans le passé, oublieux de son fils laissé à la garde de son beau-père de l'autre côté du pays.

    Mais le père de Keigo Nakamura, Hiroshi Nakamura, fait appel à lui pour enquêter à nouveau sur la mort de son fils. Nakamura est une pointure économique et politique, multimilliardaire et conseiller pour la reconstruction des Etats-Unis. Il met donc à la disposition de Nick de gros moyens pour reprendre l'enquête, assortissant ceux-ci de menaces non voilées sur sa personne en cas de défection.

    Avec les pérégrinations plus ou moins contrôlées de Nick, le lecteur découvre les coins et recoins sombres de cette amérique morcelée, les dégâts causés par le flashback dans une société qui implose, muselée par l'absence d'une vision d'avenir, ainsi que sa dépendance vis-à-vis des aides extérieures - japonaises de préférence. La violence et l'insécurité y sont omniprésentes, et des rumeurs courent : le flashback aurait été inventé dans un laboratoire israélien, avant qu'Israël ne soit rayé de la carte par une attaque nucléaire.

    Etant donné que je ne spoile pas, je n'irai pas plus loin dans le déroulé de l'histoire. Mais l'internaute apprendra avec profit que l'une des caractéristiques les plus marquantes de ce récit tient à la vision politique de l'auteur.

    Comme a dit Gromovar, un blogueur qui bénéficie de tout mon respect :

    "C'est quand même la preuve de l'existence d'une idéologie dominante au point d'en être totalisante que de constater l'impossibilité qu'a quiconque de parler de Flashback sans s'interroger longuement sur les positions politiques de Dan Simmons."

    (Source : le forum de planète SF, )

    Car en effet, Dan Simmons est un conservateur de la plus belle eau, de ceux qu'on voit dans les reportages français, qui refusent de tuer les p'tits nenfants dans le ventre de leur mère - au risque de pourrir la vie de ladite mère -, prônent l'abstinence comme méthode d'éducation sexuelle et pour qui tout homme un peu trop bronzé, musulman de préférence, incarne le Mal. Enfin, là, j'extrapole, mais disons que la vision conservatrice de Dan Simmons imprègne toute son oeuvre, et que Flashback ne fait pas exception.

    Pour résumer son propos, si les Etats-Unis se retrouvent dans cette impasse, c'est de la faute de Barack Obama et des aides sociales. Aussi un peu de la faute de ces imbéciles de communistes européens qui ont laissé les musulmans imposer leurs lois dans leurs sociétés. Bref, une vision des choses qui, de l'autre côté de l'Atlantique, dans notre beau pays de France par exemple, a comme des relents nauséabonds.

    Sachant que je ne suis pas plus intelligente que la moyenne et que l'idéologie dominante évoquée par Gromovar m'a atteint comme les autres, j'avoue avoir eu peur, en cours de lecture, de devoir laisser choir le roman comme une chaussette... nauséabonde, justement. Mais en réalité, il n'en fut rien ; j'ai savouré ce roman chapitre par chapitre, admiré la maestra de l'auteur pour mener ce thriller de bout en bout, avec un contexte neuf sur une trame classique. J'ai adoré son inventivité, tous les détails crus du quotidien d'une société privée d'avenir, le décorticage des motivations de chacun dans un monde en miettes. J'ai été fascinée par cette Amérique en perdition, qui, de manipulatrice, est devenue manipulée, tombée dans la dépendance financière et l'addiction à la drogue. Le petit plaisir sadique d'une française revancharde ? Peut-être. Il s'agit surtout d'une admiration non dissimulée pour cet auteur qui a su montrer de façon plus que réaliste la chute sans gloire des puissances occidentales face aux pays dit encore aujourd'hui "émergents".

    Voilà, pour moi, Flashback est un très bon roman ; pour l'instant, c'est même le meilleur que j'ai lu cette année.

    Robert Laffont, collection Ailleurs & Demain, 2012.

    Genre : anticipation, thriller

    Lu aussi par : Gromovar, Guillaume le Traqueur, Xapur, Anudar, Lorhkan, Calenwenn, Cachou

     

  • Ray Bradbury, ou le sens de la formule

    Je ne raffole pas des citations, sauf lorsqu'elles parlent des littératures de l'imaginaire en général (voir ma citation fétiche là à droite =>) ou de la science-fiction en particulier.

    Et quand c'est Ray Bradbury, le désormais défunt génie de la SF, auteur entre autres des Chroniques martiennes, qui s'y colle, on s'incline. Voici donc ma citation préférée du monsieur :

     

    «Tout ce qu'on rêve est fiction et tout ce qu'on accomplit est science, toute l'histoire de l'humanité n'est rien d'autre que de la science-fiction.»


    On retrouvera avec intérêt neuf autres citations intéressantes de ce grand monsieur ici.

  • C'est parti pour tout l'été !

    A partir de demain débute mon rendez-vous de prédilection, le Summer StarWars de M. Lhisbei. Il s'agit de l'épisode VI, puisqu'il a lieu pour la troisième année consécutive (ceux qui n'ont pas compris cette dernière phrase ont besoin d'une petite remise à niveau en culture SF. Voir plus bas).

    Ce challenge propose aux blogueurs intéressés de poster des billets durant tout l'été, du 21 juin au 21 septembre, sur la littérature de space opera et de planet opera. Cette année, il s'ouvre aux séries télé et au cinéma.

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    Je suis heureuse d'y participer pour la deuxième fois, car j'aime énormément le space opera, et bien marrie que ce ne soit pas la troisième (car à la première édition, j'aurais eu tout le temps du monde pour poster plein de billets... mais je ne connaissais pas son existence).

    Je remercie donc Lhisbei et M. Lhisbei pour l'organisation de ce challenge !

     

    La SF pour les Nuls

    Les trois films originels de La guerre des étoiles, sortis en 1977, 1980 et 1983, ont été numérotés respectivement IV, V et VI par le réalisateur George lucas. Un coup de génie, lui permettant (entre autres) de sortir 20 ans plus tard les préquelles numérotées I, II et III.

    Donc, pour tout puriste considérant que la trilogie d'origine est la Seule, la Vraie, l'Unique, les épisodes IV, V et VI, sont en réalité les premier, deuxième et troisième. C'est pourquoi le troisième épisode du Summer Star Wars est numéroté VI.

    Si vous n'avez toujours pas compris, je vous invite à aller voir les articles de Wikipedia qui détaillent l'univers de Star Wars.

  • Les enfants de Damia, d'Anne McCaffrey

    enfants Damia.JPGLes enfants de Damia fait partie du cycle des Doués ; il en est, je crois, le cinquième tome. C'est le seul livre de ce cycle que j'ai lu. En revanche, je connais bien du même auteur la Ballade de Pern, dont j'aime tout particulièrement le roman initial, Le vol du dragon. Anne McCaffrey a été la première femme à obtenir un prix Hugo pour une oeuvre de fiction, et rien que pour cela, elle mérite toute l'attention des lecteurs.

    Les enfants de Damia raconte comment grandissent les huit enfants d'Afra et Damia Raven-Lyon, dans un contexte particulier : ils sont Doués, et ont pour amis des extra-terrestres.

    Les 'Dinis se sont alliés aux humains pour combattre le même ennemi, les Ruches. Les 'Dinis sont peu connus de la majorité des humains, souvent crains car incompris. L'expérience menée chez Afra et Raven, apparier chacun de leurs enfants à un couple de jeunes 'Dinis, représente une étape cruciale dans l'évolution des relations entre les deux espèces, qui communiquent principalement par les rêves.

    Par ailleurs, les enfants Raven-Lyon sont dotés comme leurs parents d'un don télépathique et télékinésique unique, qui se développe avec l'âge, d'où leur surnom de Doués. Nous suivons donc successivement quatre de ces enfants, Laria, Thien, Rojer et Zara, dans leur accession aux responsabilités d'un adulte Doué et apparié à des 'Dinis, un double handicap ou un double avantage, suivant les situations dans lesquels ils se trouvent. Laria part vivre chez les 'Dinis, Thien est envoyé dans un vaisseau spatial qui poursuit les traces d'une Ruche, Rojer le retrouve plus tard sur les ruines de la Ruche et Zara suit son très fort instinct empathique pour tenter d'établir un dialogue avec une reine de la Ruche en détresse.

    Ce roman est loin d'être un chef-d'oeuvre : des répétitions (qui rendent bien service au lecteur néophyte dans le cycle de Doués, certes), trop peu de détails pour donner une réelle profondeur à l'univers et aux personnages ainsi que des facilités narratives émoussent rapidement l'intérêt du lecteur et ne laissent plus grand chose une fois le livre refermé.

    Mais il contient aussi cette manière unique à Anne McCaffrey de marier la science-fiction pure avec le merveilleux, un humanisme chaleureux qui transparaît à chaque page, dans chaque vaisseau spatial, chaque alien décrit, chaque opération de téléportation menée par un Doué. On a l'impression d'être chez soi, alors qu'on en est si loin. Peu d'auteurs de SF savent réussir ce savant mélange.

    Alors, oui, le roman est médiocre. Mais il donne au lecteur une part de rêve qui n'a pas de prix.


    Ce roman a été lu dans le cadre du challenge Anne McCaffrey lancé par Guillaume le Traqueur, en hommage à cette auteure attachante récemment disparue (elle est décédée en novembre 2011 à l'âge de 85 ans).

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