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SFFF - Page 4

  • Babel 17, de Samuel R. Delany

     

    Publié en 1966, Babel 17 obtint le prix Nebula. Il fut réédité plusieurs fois en français, de 1973 à 2012, la dernière édition en date étant une version numérique chez Bragelonne. Son auteur décrocha par ailleurs 2 prix Nebula et un prix Hugo entre 1966 et 1970. Des indices de qualité engageants...

     

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    Quatrième de couverture : Depuis des mois, la Terre et ses planètes, unies au sein de l'Alliance, subissent les attaques meurtrières d'insaisissables Envahisseurs. Et avant chaque coup de main, les réseaux radio de l'Alliance sont neutralisés par d'inintelligibles messages surnommés Babel 17.Qu'est-ce que Babel 17 ? Un code dont on ne parvient pas à trouver la clef ? La langue d'une civilisation ignorée ? Ou encore un super-langage dépassant tous les modes de pensée connus ? La belle Rydra Wong, une célèbre poétesse qui maîtrise une dizaine de langues — terrestres et extra-terrestres — peut seule sans doute résoudre l'énigme. Elle va partir pour un aventureux voyage dans la Galaxie, à bord de l'astronef Rimbaud... Et si Babel 17 était l'arme absolue ?

     

     

    Très court - il fait environ 200 pages, cet étonnant roman de science-fiction, qui peut être estampillé sans hésitation comme space-opera (pour mon plus grand bonheur) aborde le voyage spatial et la guerre interstellaire sous un angle sacrément original : la linguistique !

    Étant totalement novice en la matière, j'ai été happée dans un système de pensée dont je ne maîtrise pas le moins du monde les codes. Cela participe certainement de mon sentiment de lire là de la SF intelligente, c'est-à-dire celle dont on sort un peu moins bête parce qu'on a appris quelque chose (un peu comme dans l'Exoconférence d'Alexandre Astier - bon, ce n'est pas de la SF, mais le monsieur a la gentillesse de ne pas prendre ses spectateurs pour des cons sous prétexte qu'il les fait rire).

    Il y a un paradoxe étonnant dans le fait de lire un roman de space opera (un truc d'hurluberlus, c'est bien connu) qui prend comme référence un champ d'étude aussi classique, c'est-à-dire digne et convenable, que la linguistique. Si toute la littérature de SF des années 60 ressemble à ça, j'y reviendrai...

    Les personnages de ce roman sont plutôt bien campés, et leurs aventures linguistico-spatiales sont à mes yeux plutôt originales. Ce fameux langage inconnu, Babel 17, possède des propriétés étonnantes et induit des évolutions non seulement dans le déroulé de l'histoire, mais aussi et surtout dans le comportement des personnages qui y sont confrontés. Avec le changement de langue, ces derniers modifient leur mode de pensée, d'appréhension du monde. Un phénomène bien connu de tous les amoureux des langues, mais qui est retranscrit ici avec force et simplicité.

    Voici donc un roman qui me laisse, outre un plaisir de lecture fort divertissante, quelques étincelles d'ouverture d'esprit et d'intelligence, ce dont je lui suis fort reconnaissante.

     

    Cette chronique s'inscrit dans le cadre du Summer StarWars de M. Lhisbei, béni soit son nom, celui de Lhisbei, ainsi qu'Excel Vador, leur fidèle assistant.

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    Edit du 24 juin : suite aux remarques pertinentes de mon voisin Xapur, il se trouve que cet article entre également en lice pour le Challenge Summer Short Stories of SFFF !

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  • Le Retour du Challenge qui me fait kiffer ma vie : Summer Star Wars

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    Ils reviennent.

    Ils sont plus beaux, plus grands, plus expérimentés, plus redoutables.

    Excel Vador et ses acolytes, M. Lhisbei et Lhisbei, ne vous lâcheront pas, du 21 juin au 23 septembre 2015.

    Le Summer Star Wars est de retour pour la sixième fois, sous le nom de Revanche du Challenge.

     

    Nous en sommes donc à l'épisode III. Et s'il y en a un l'an prochain, ce sera l'épisode VII. Si vous n'avez pas compris, c'est que vous n'êtes pas un fan de Star Wars. Ou que vous êtes vraiment très, très jeune (ce qui n'est grave, hein, vous n'y êtes pour rien).

     

    Vous avez trois mois pour explorer deux genres phares de la SF : le Space Opera et le Planet OPera. Les romans, essais, BD, nouvelles, films, séries, jeux vidéos, compte-rendus d’expositions ou de conférences sont acceptés. Les inscriptions se font en zone de commentaire par là.

     

    J'ai pour ma part quelques chroniques déjà prêtes, ainsi que des lectures en cours et à venir. Mon genre de prédilection retrouve le chemin de ce blog avec plaisir et impatience.

    A très bientôt !

  • Avengers : l'ère d'Ultron, de Joss Whedon

    On reprend les mêmes et on recommence, avec plus d'effets spéciaux, de batailles et de monde à sauver (quoique). Iron Man, Thor, Captain America, Hulk, Black Widow et Hawkeye bossent ensemble, et bon, ça explose dans tous les coins.

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  • Fils du Ciel (Zhongguo, tome 1), de David Wingrove

    Fils du ciel est le premier tome de Zhongguo, écrit et réécrit par David Wingrove, publié et republié par différents éditeurs. Une série au parcours difficile, qui bénéficie pourtant d'une bonne réputation.

    Je suis donc partie à la découverte du phénomène.

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  • Les oniriques, chapitre 2

    Pour la deuxième fois, Les Oniriques avaient lieu à Meyzieu, organisées par la médiathèque majolane et une flopée d'associations, du 6 au 8 mars. Le major Tom Ratsworth menait la danse en tant que mascotte officielle.

    J'y étais en 2013, je devais y être en 2015.

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  • L'école des assassins, de Thomas Day et Ugo Bellagamba

    Court roman - ou novella - de 150 pages, L'école des assassins est ma première incursion dans l'oeuvre d'Ugo Bellagamba - j'avais déjà lu du Thomas Day, même si je n'en ai pas forcément fait état ici.

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  • Les âmes envolées, de Nicolas Le Breton

    steampunk,science-fiction,uchronie,belle époqueLes âmes envolées est le premier roman de l'imaginaire de Nicolas Le Breton. Ayant commis auparavant quelques romans historiques et policiers dans le Lyon du Moyen-Âge, Nicolas Le Breton n'est pas un novice en matière d'écriture. Il a même rédigé un essai sur les grands criminels lyonnais.

    Lyon, lyonnais... Autant d'indices, qui, tels des petits cailloux, auront frappé l'esprit observateur de mon auguste lectorat. Un soupçon de chauvinisme régionaliste ne poindrait-il pas à l'horizon de ce blog ? Ne sautons pas trop vite aux conclusions, et allons plutôt voir de quoi il retourne.

    Les âmes envolées est un roman uchronique steampunk dans lequel on peut même croiser des zombies. Dit comme cela, on dirait un joyeux fourre-tout. Mais voyons plutôt le quatrième de couverture :

    « L’automobile n’a jamais été inventée. On parcourt le monde en ballons, dirigeables et autres aérostats. En cette année 1912 monsieur Louis Lépine, préfet de Seine et père du célèbre concours, s’embarque dans une drôle d’affaire. Des morts qui s’animent et enlèvent de belles dames et de savants messieurs (ou l’inverse). Des moteurs étranges qui soufflent le feu et le froid. Des automates fous et des mécaniques hantées. Une conspiration qui éclaire sinistrement les enjeux secrets de la Première Guerre mondiale.

    Dans une course de Paris aux Indes, de l’Himalaya aux champs de bataille d’Ypres, un roman échevelé, qui swingue comme les premières notes d’un jazz endiablé, qui gigue comme le pont du dirigeable dans la tempête, qui siffle de vapeur sous pression et chauffe comme une section de cuivres bien lubrifiée.

    Ah, l’ivresse des altitudes ! Il y a de quoi en perdre son chapeau. »

     

     

    Je dois t'avouer quelque chose, ami lecteur : j'ai commencé ce livre pour des raisons qui, dans l'esprit de certains, pourrait manquer de noblesse, parce que de gratuité d'intention. Je l'ai lu parce que je reçois l'auteur dans ma médiathèque bientôt. Pas pour parler de ce livre là, mais bon, quand on est un bon bibliothécaire, on bosse la biblio de ses invités.

    Ben tu sais quoi ? Je ne regrette tellement pas ma lecture que je crois que je vais même avoir du mal à parler (et d'ailleurs à commencer de lire...) le livre pour lequel je le fais venir.

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    Louis Lépine, sémillant et bondissant retraité, héros de notre roman.

     

    Comme le disait ma blogopote Lhisbei sur quelque réseau social, « je soupçonne l'auteur d'être un authentique romantique ». Oui, Les âmes envolées porte un romantisme effréné, empli de vent, de hauteur d'âme, de vision et de vue (depuis un dirigeable, c'est plus aisé), un romantisme universel aussi, car toutes les amours y ont droit de cité. Roman romantique, roman romanesque dans la plus noble tradition initiée par Alexandre Dumas père, roman d'aventures, roman de science-fiction et roman uchronique : un heureux mélange, porté par une langue élégante, variée, précise comme un scalpel, mais aussi délicate et inspirante - j'ai parfois dû avoir recours à mon dictionnaire...

    La connaissance encyclopédique de l'auteur sur la société de la Belle époque et de la première guerre mondiale est un délice dans le cadre de son uchronie. Tout est tellement précis que le transfert de la réalité des moteurs de voiture à la fiction des dirigeables est parfaitement naturel. Le fait que le récit soit porté essentiellement par le préfet Lépine est un coup de maître, puisque son invention du concours éponyme (bien réel celui-ci) autorise le héros à sortir de son chapeau - souvent littéralement - toutes sortes d'inventions steampunk loufoques et terriblement séduisantes, sifflantes et vibrionnantes. Le roman donne vie à une constellation de machineries à vapeur, de modèles de dirigeables, d'armes inconnues de la plus belle eau steampunk.

    J'ai apprécié les références au mythe le plus célèbre du début du XXe siècle, Shangri-La, un lieu imaginaire décrit dans Les horizons perdus de James Hilton. Mais, tu me connais, ami lecteur, j'ai aussi grandement salué le personnage de la baronne Léontine de Laroche, pilote émérite et téméraire, que ni les corsets ni les convenances n'arrêtent jamais. Les personnages secondaires sont nombreux, souvent issus de l'Histoire, apportant ainsi un piment indéniable à ce récit rocambolesque assumé : la bande à Bonnot, le président Clémenceau, Alexis Carrel et Edmond Locard, tous deux éminents scientifiques lyonnais du début du siècle dernier.

    Bref, une lecture qui m'a emplie de joie et de plaisir, que je recommande à tout amoureux d'aventures et de beau langage.

     

    Visitez le blog de Nicolas Le Breton et découvrez sa passion (très steampunk) pour le musée Testut-Latarjet.

     

    Genre : uchronie, steampunk, science-fiction, policier

    Edition : Les moutons électriques, 2014