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Blog - Page 3

  • Des DRM, du piratage et autres joyeusetés

    Jusqu'à maintenant, je me suis peu exprimée sur ces sujets pourtant très d'actualité chez les internautes : les DRM, le piratage, l'offre des livres numériques. Parce que d'autres, plus informés que moi, le font bien mieux. Mais aujourd'hui, j'ai changé d'avis.

    drm,piratage,téléchargement légal,téléchargement illégal,livres numériquesLes DRM, pour les néophytes, sont des verrous de protection électroniques apportés à des fichiers numériques, allant du CD musical aux fichiers textes en passant par les DVD et les jeux vidéo. Ils devraient permettre de protéger le fichier contre les copies pirates. Je dis "devraient", car en réalité, il n'y a visiblement rien de plus simple que de les déverrouiller, si l'on en croit cet article (les commentaires sont aussi éclairants que le billet). Je n'ai pas encore testé.

    Les éditeurs font le choix d'appliquer ou non des DRM sur leurs ouvrages. Gallimard, par exemple, que j'apprécie pour ses grands choix éditoriaux (souvenez-vous combien j'ai aimé Du domaine des Murmures, de Carole Martinez) se met sur la défensive et devient agressive dès qu'il s'agit d'édition numérique. Des DRM un peu partout, des éditions numériques de mauvaise qualité, des menaces sur le distributeur de la nouvelle traduction Du vieil homme et la mer d'Hemingway par François Bon en format numérique, j'en passe et pas des meilleures. Je suis déçue de leur politique ultra protectionniste.

    Une récente chronique de Lhisbei, une blogueuse dont vous entendez souvent parler chez moi (entre autres parce qu'en fille de goût, elle aime la bière et le vin), aborde le sujet des DRM appliqués aux livres numériques dans sa Grande question du lundi. Et ma foi, son expérience interpelle le petit monde des internautes. Je vous invite donc à lire l'intégralité de son billet, ainsi que les commentaires.

    Si vous n'en avez pas le courage, en voici la substantifique moëlle (une phrase !) :

    "Pour pouvoir utiliser un fichier que j'avais légalement acheté, j'ai dû utiliser une méthode de pirate..."

    Voilà. Cela a le mérite d'être limpide.

    Lhisbei explique qu'ayant légalement acheté un texte pour sa liseuse, elle n'a jamais réussi à  débloquer le verrouillage. Après y avoir passé beaucoup (trop) de temps, elle a opté pour une approche de "pirate" : elle a cracké le code. En trois clics de souris, c'était réglé, et elle a pu lire son fichier.

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    Ailleurs, j'ai pu trouver une démonstration sous forme de comic-strip d'un internaute qui décide de se procurer légalement la saison 1 de Game of Thrones... Je vous laisse découvrir la chute (allergiques à l'anglais s'abstenir - mais on n'est pas obligé d'être bilingue non plus !). C'est édifiant !

    Il existe de nombreux articles sur le sujet, en allant grapiller sur des sites tels que OWNI, Numerama, Actualitté, mais aussi sur tous les grands sites d'information généralistes. Je me suis contentée de ces deux exemples, qui sont simples et parlants. Simplistes, me reprochera-t-on ? Peut-être. Démagogiques ? Certainement pas.

    Les DRM sont un non sens. Le marché des livres numériques pourrait être en pleine expansion en France depuis bien plus longtemps si les grands éditeurs n'avaient pas été si frileux. La copie pirate existera toujours, ne rêvons pas. Il faut simplement se "résoudre" à proposer une offre légale aussi variée et d'aussi bonne qualité que l'offre piratée. C'est à ce prix que cette dernière reculera.

    drm,piratage,téléchargement légal,téléchargement illégal,livres numériquesLa lecture numérique m'intéresse, elle intéresse mon entourage privé et professionnel, mais je ne m'y suis pas encore vraiment mise parce l'offre est encore, malgré les efforts de bien des maisons d'édition, trop partielle et bien trop verrouillée.


    Réveillez-vous, éditeurs, l'avenir est ici.  =>

     


  • Jaworski en triple

    jean-philippe-jaworski.jpgD'autres blogueurs font d'excellentes revues de blog, tous les mois ou presque, avec talent et abnégation. Ce n'est pas mon cas.

    Mais je ne pouvais pas ne pas relayer cette information : Jean-Philippe Jaworski, auteur de Janua Vera et de Gagner la guerre (qui est, je le rappelle, un de mes romans préférés), publiera non pas un, mais trois nouveaux romans aux Moutons électriques.

    La nouvelle a été annoncée en janvier dans le blog de l'éditeur, en deux articles : l'un sur la publication elle-même, l'autre sur la raison du découpage en trois tomes.

    Je ne peux donc que me réjouir d'une si bonne nouvelle et la partager avec vous. 2013 me tarde !

  • Les femmes sur le Web - attention, (hors) sujet société

    Mrs Geek.jpgMoi, Blop*, blogueuse, utilisatrice des réseaux sociaux (et adepte de littérature de SF, mais je digresse), je serais un cas à part. Parce que je suis blogueuse et utilisatrice des réseaux sociaux.

    En effet, un billet récent de Jean-Michel Salaün, sommité du monde des bibliothèques de France et du Canada (il enseigne à l'EBSI à Montréal après avoir été professeur à l'ENSSIB à Villeurbanne), transmet des informations surprenantes dans cet article intitulé Les femmes lisent des livres, les hommes écrivent sur le Web.

    A partir de données issues d'enquêtes de pratiques culturelles, il constate que si les femmes lisent bien plus que les hommes (et vont bien plus en bibliothèque, NDLB**), ce sont en revanche les hommes qui investissent le Web, et rédigent la grande majorité de son contenu.

    Je ne résiste pas au plaisir de vous en citer le passage le plus savoureux :

    "[...] si l'on s'intéresse aux internautes les plus actifs sur le web, la situation devient caricaturale. Parmi de nombreux exemples (communauté du libre, bibliosphère, entreprises du NASDAQ, etc.) prenons celui de Wikipédia. Selon une enquête réalisée en 2009 par la fondation, 68% des lecteurs et surtout 87% des contributeurs sont des hommes !

    Une interprétation déprimante du croisement de ces tendances soulignerait que les unes investissent les activités de distinction délaissées par les autres qui s'installent sur les lieux de pouvoir de demain."

    Nous, les femmes, restons en retrait. Aux hommes les nouvelles technologies, ces gadgets puérils. Nous avons plus important à faire : nous ouvrir l'esprit sur de grands principes humanistes, faire le ménage et les courses, respecter les préceptes de la Sainte-Ecologie et de la responsabilité sociale, sauver la planète par nos gestes quotidiens d'amour, de coopération et de partage, éduquer nos enfants - et nous vider régulièrement la tête de toute cette pression en lisant un bon polar ou un magazine de déco (suivant les goûts).

    hello-pirate-logo.jpgOr, de temps à autres, nous nous réveillons et nous nous disons que nous avons loupé un coche. Que c'est pas juste. Que nos salaires sont ridiculement bas, que nous ne sommes pas reconnues, etc.

    Et bien, lecteurs et lectrices, je vous invite à découvrir cet article décoiffant, dont le lien est donné dans les commentaires du précédent billet cité, intitulé L'influence des femmes sur le net ou l'art de l'auto-sabotage.

    Tout est dans le titre : les femmes sont des quiches, elles ne savent pas, elles n'ont jamais su, se mettre en valeur, en avant, à leur avantage. Encore moins sur le web qu'ailleurs.

    Honnêtement, à la lecture de cet article, je me suis pris un bon coup d'enclume sur la tête : bon sang, mais l'auteur a raison ! Je dis toujours que je suis curieuse. Je ne dis jamais que je suis experte, car je ne me sens experte de rien. Et visiblement, la majorité des femmes ne se sentent jamais légitimement expertes dans quelque domaine que ce soit.

    Y a du boulot, les filles.

    Mes bonnes résolutions commencent ici : je vais mettre en avant mon expertise sur la page d'accueil de ce blog.

    Faut juste que je trouve dans quel domaine...



    * Hervé Tullet est un vilain auteur : il a repris mon nom de blogueuse dans son album du même nom. Mais il est tellement rigolo que je lui pardonne. Bon, et puis, quand on étudie la chose de près, c'est moi la voleuse : son album date de 2005. Oups.
    ** Note De La Bibliothécaire : je confirme ses propos au vu de mon expérience quotidienne.

  • Top Ten Tuesday (1)

    TTT3W.jpgLe TTT (selon formule de Lhisbei) est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel le blogueur établit un top 10 selon un thème littéraire défini. Le rendez-vous avait initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

    Dans son billet du 1er novembre, Tigger Lilly, la blogueuse aux Bisounours, indique les 10 auteurs qui prennent le plus de place dans sa bibliothèque. Cette idée a fait des petits, Lhisbei l'a reprise, et elle m'interpelle : de façon paradoxale, il se trouve que ma bibliothèque personnelle est très réduite. Je travaille dans une bibliothèque, alors je me fournis sur mon lieu de travail. En conséquence, faire le tour de ma bibliothèque personnelle peut être surprenant, car elle n'est pas forcément représentative de mes goûts ni de mes orientations littéraires actuels.

    Dans "Top Ten Tuesday", il y a "tuesday". Or, il se trouve que nous sommes jeudi. Quel heureux hasard !

    Voici donc les 10 auteurs qui prennent le plus de place dans ma bibliothèque personnelle :

    1- Le grand gagnant, avec beaucoup de longueurs d'avance sur les autres, est David Weber. De lui, j'ai la quasi intégralité du cycle Honor Harrington, soit 14 volumes, La lune des mutins et ses deux suites, mais aussi La voie des furies ainsi que les deux premiers tomes de série Sanctuaire, Cap sur l'armageddon et L'alliance des hérétiques. Ce qui nous fait un total honorable de 20 volumes.

    2- La deuxième place revient sans contestes à J.K. Rowling, puisque j'ai l'intégralité de la série Harry Potter en français et en anglais, soit 14 volumes.

    3- La troisième place est décernée à J.R.R. Tolkien, avec Le Seigneur des anneaux en français et en anglais itou. Total, 6 volumes.

    4- Je découvre que j'ai 5 volumes de Bernard Werber. En dehors des Fourmis et des Thanatonautes, je n'apprécie pas beaucoup ses romans. Les autres m'ont été offert...

    5a- En cinquième position ex-aequo se trouve mon auteur de littérature blanche préféré : Amin Maalouf. Je possède de lui deux romans (Léon l'africain et Le périple de Baldassare) et deux essais - mais j'en ai lu bien d'autres, ce qui nous fait un total de 4 volumes.

    5b- Le deuxième ex-aequo avec Amin Maalouf est mon autre auteur de littérature blanche préféré, feu Robert Merle, toujours avec 4 volumes, donc. Je détiens entre autres Un animal doué de raison et Les hommes protégés, des ouvrages de SF désormais introuvables hors des bouquinistes.

    Pour la suite, j'ai un problème : il y a plusieurs auteurs ex-aequo à 3 volumes. Je les citerai donc par ordre de préférence :

    7- Pierre Bordage, pour la trilogie des Guerriers du silence. Une Grande Oeuvre.

    8- Daniel Pennac, avec les aventures de Benjamin Malaussène, le bouc émissaire chargé de famille, dans Au bonheur des ogres, La fée carabine et La petite marchande de prose. Drôle, décalé, bien écrit.

    9- Régine Deforges avec les trois premiers tomes de la Bicyclette bleue. Sympa.

    10- Christian Jacq et sa trilogie du Juge d'Egypte. Lisible. L'une des rares oeuvres de l'auteur qui le soit vraiment.


    Peut-être suivrais-je l'exemple de Tigger Lilly et Lhisbei, et ferais-je prochainement un TTT sur les livres que je garderais à tout prix s'il ne devait rester qu'eux. Ce sera plus significatif de mes goûts litéraires.


    PS : j'ai d'emblée exclu les BD de mon top ten. Parce que la plupart appartiennent à M. Blop, et que bon, 25 tomes des histoires de Léonard le génie et de son disciplus simplex Basile, ça finit par être légèrement prise de tête...


  • A deux voix près !

    art français guerre.jpg

    Un billet rapide : je viens d'apprendre qu'Alexis Jenni a remporté le prix Goncourt (certainement mérité, étant donné toutes les bonnes critiques vues et entendues sur son livre) pour L'Art français de la guerre, à 5 voix contre 3 sur... Carole Martinez et son Domaine des Murmures !

    Mince alors, pour une fois que je lis - et que j'aime ! - un roman de chez Gallimard, il passe à deux doigts du Goncourt ! C'est rageant, tout de même !

  • La Revanche du Bisounours

    A force de déconner sur les Bisounours Radioactifs, armes de destruction massive créées par Tigger Lilly et destinées à animer les débats des jurés du Prix des blogueurs Planète-SF, je me suis vue sommée par Lhisbei de prouver que j'avais bien un T-shirt Bisounours initulé Hug Me.

    Ca a l'air idiot, oui (d'ailleurs, ça l'est), mais c'est parfaitement vrai, il suffit de lire les commentaires de ce billet.

    Bref, je me suis attiré des ennuis.

    Mais je suis une grande fille, donc j'assume :

    HugMe.JPG

    (Oui, ma moquette est du même gris chiné que mon t-shirt. C'est ballot.)

    Du bisounours aux prix littéraires, il n'y a qu'un pas. Capillo-tracté, certes, mais un pas quand même.

    Sur ce, bon dimanche.

  • Fin de l'expédition spatiale

    Le Summer StarWars Episode V a terminé sa course le 22 septembre à 23h59. Lhisbei, capitaine de vaisseau, nous donne le récapitulatif des participations ici : 401 billets, c'est tout simplement hallucinant.

    Pour ceux qui n'auraient pas suivi, j'ai proposé 5 billets dans le cadre de ce challenge :

    Je précise que certains blogueurs ont publié quelque chose comme une centaine de billets en 4 mois ! Ils font bien entendu partie des gagnants du challenge

    J'ai pris un grand plaisir à y participer. Je ne le connaissais pas lors de sa création en 2010, et je le regrette, car j'aime beaucoup le space-opera et l'année dernière, j'aurais eu le temps de chroniquer beaucoup plus de livres. Mais tant pis, ce fut une belle aventure, qui me permet de découvrir des centaines d'oeuvres à travers les chroniques des autres.

    C'est donc la dernière fois que vous voyez ce beau logo en ces pages :

    SummerStarWarsV.jpg

    Un grand merci à Lhisbei et à son camarade Excel Vador, qui ont fourni un travail si titanesque que le deuxième y a laissé sa santé. A l'année prochaine, j'espère !