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space opera - Page 4

  • Warchild

    Warchild.jpgKarin Lowachee livre là son tout premier roman. Traduit et édité par Le Belial' (plein de coquilles d'ailleurs, une honte !!), son roman reprend les codes du genre space opera pour nous livrer une très belle histoire de l'enfance.

    Joslyn, 8 ans, sur le vaisseau marchand Mukudori, entend depuis sa cachette les pirates prendre d'assaut le bâtiment. Ses parents morts, il est enlevé par le commandant pirate Falcone. Commence alors pour lui un an "d'éducation", le préparant à devenir le mignon de riches clients. Terrorisé par Falcone, aux intentions opaques et perverses, Joslyn apprend à ne pas le provoquer et à ne rien laisser paraître de ses émotions. Alors que Falcone visite une station orbitale à la recherche de clients pour Jos, celle-ci est attaquée. Jos parvient à échapper aux griffes du pirate, mais il est enlevé par les assaillants de la station... Des aliens, ennemis de l'humanité depuis plusieurs décennies.

    Déraciné, formé à la plus cruelle des écoles, celle qui brise la volonté d'un homme - et a fortiori celle d'un enfant - Jos doit faire face une fois de plus à l'inconnu, s'y adapter pour ne pas mourir.

    En résulte un récit touchant sur la perte de l'innocence, le deuil et l'identité. La justesse des personnages est saisissante, sans complaisance pour aucun d'eux. Un récit désenchanté, mais dans lequel le combat pour la vie reste pourtant le plus puissant levier.

    Un bon roman, que j'ai eu du mal à lâcher.

     

    Le Belial', 2009

     

  • La lune des mutins

    lune des mutins.jpg

    David Weber, outre sa saga sur Honor Harrington, a livré de nombreux romans, pour la plupart des space opera.

    La lune des mutins raconte l'histoire de Colin Mac-Intyre, capitaine à la NASA. En mission d'entraînement autour de la lune, il est attiré par une force inconnue à l'intérieur de l'astre. Il y rencontre Dahak, intelligence artificelle commandant un vaisseau spatial très particulier ; commence alors une aventure surprenante, qui remet en cause tout ce que Colin sait - ou croit savoir - sur l'histoire de l'humanité.

    Weber raconte bien, c'est là son moindre défaut. On peut lui reprocher ici de ne guère soigner la psychologie de ses personnages, mais l'idée de départ est bonne et plutôt bien exploitée.

    Bref, un roman de détente, agréable et divertissant.

     

    L' Atalante, 2004

  • Star Trek

    Une fois n'est pas coutume, voici un billet cinématographique.

    Star Trek, de J.J. Abrams  : une énième incursion du cinéma dans un univers télévisuel rebattu ? Oui, certes.

    Un blockbuster mécanique et sans âme ? Absolument pas !

    Ce film léger, étourdissant et lumineux (au sens propre : L'Enterprise nous éblouit) est un véritable festival : du rythme (la série originelle et les films précédents en manquaient cruellement), du punch, de l'énergie, le tout portant la patte du réalisateur (voir Mission Impossible III). L'affiche est d'ailleurs bien sombre en regard des ambiances saturées du film.

    L'histoire prend la forme d'un préquel, racontant l'enfance et le début de carrière des personnages principaux (Kirk et Spok). En raison d'un décalage temporel, un affreux revient du futur pour se venger de l'alliance interplanétaire en général et des vulcains en particulier, à cause d'une erreur survenue 130 ans...  plus tard. L'insubordination de James Kirk rend considérablement plus difficile la tâche de Starfleet face au méchant (Néro). Et pour couronner le tout, Spok ne supporte pas Kirk, qui le lui rend bien. Star trek.jpg

    Chris Pine a le rôle de James Kirk (parfait) et Zachary Quinto celui de Spok - une réussite, il fait plus vrai que nature. Mention spéciale à Karl Urban dans le rôle du toubib, même s'il n'a qu'un rôle de faire-valoir : c'est un acteur néozélandais comme on en voit trop rarement au cinéma. Le personnage de Pavel Checkov est hilarant, celui de Nero (Eric Bana) sombre à souhait. Tous les personnages ont un petit plus d'âme et de vie, ce qui manquaient cruellement aux séries télévisées et dans les précédents films. Ils nous touchent, tout simplement.

    Les gros plans sur les visages et les travellings sont pris sous des angles originaux et "vivants". Lors des scènes de combats, on a vraiment l'impression d'être dans l'espace, avec un jeu sur les dimensions (le haut et le bas se mélangent, ce qui est finalement plus crédible dans un environnement sans gravité). Spok, qui vole la vedette à Kirk dans ce film, est particulièrement bien filmé lorsque sa froide logique entre en conflit avec ses émotions, surtout dans les scènes avec Uhura. On se croirait dans sa peau.

    Bref, un vrai spectacle, réjouissant et enthousiasmant, même s'il revient à un certain manichéisme après les années sombres et plus nuancées des Dark Knight et consort ; après Bush, Obama, disent avec raison les Inrockuptibles. Mais qui s'en plaindra...

  • Les guerriers du silence

    guerriers silence.jpgPierre Bordage est l'un des (trop) rares mais excellents auteur français de science-fiction. Les guerriers du silence est son premier roman, écrit en 1985. Il le proposa à tous les grands éditeurs... qui le refusèrent. Plusieurs années plus tard, L'Atalante, alors petit éditeur, l'accepte... Et grand bien lui en pris : Pierre Bordage gagna plusieurs prix littéraires avec son roman, dont le Grand Prix de l'Imaginaire en 1994.

    La Confédération de Naflin se corrompt et se change en empire sous l'influence de mystérieux personnages, baptisés les « Scaythes d'Hyponéros ». L'inquiétante religion kreuzienne se radicalise et entraîne des éradications ou des lavages de cerveau massifs des populations. Aphykit est la fille d'un maître des sciences inddiques tué par les Scaythes. Elle rencontre lors de sa fuite Tixu Oty, obscur petit employé de la Compagnie Intergalactique Longs Transferts. Ils commencent alors le rassemblement des douze « guerriers du silence », qui doivent s'opposer aux Scaythes.

    Reprenant certains codes du space opera, l'auteur développe parallèlement une dimension plus philosophique, inspirée des religions orientales (bouddhisme). Son récit déborde d'imagination ; il est riche et bien construit, cohérent et inventif : il comblera les fans de Fondation d'Asimov et de Dune d'Herbert (dont je suis !).

     

    Trilogie : Les Guerriers du Silence (1993), Terra Mater (1994) et La Citadelle Hyponéros (1995), disponibles chez L'Atalante et en poche.

    Genre : science-fiction, space opera

  • Mission Basilic (Honor Harrington, tome 1)

    Mission Basilic.jpg

    Le héros de cette histoire pourrait être un chat sylvestre : petite boule de poil à six pattes, friand de céleri et doté d’une intelligence empathique hors-normes, Nimitz est l’inséparable compagnon de Honor Harrington, capitaine de frégate de la Flotte Royale de Manticore.

    Dotée d’un fort caractère, ce jeune commandant possède un talent indéniable pour se trouver au mauvais endroit au mauvais moment… Mais aussi pour exploiter au mieux les forces et les faiblesses de son navire - et de ses hommes. Honor Harrington est à la fois attachante et impitoyable, dans un monde à sa mesure.

    Premier opus d’une saga de David Weber, Mission Basilic est un space-opera technologique flamboyant. Un des meilleurs du genre.

     

     

    L'Atalante, 1999.

    Genre : aventure, science-fiction, space opera technologique

  • Dune

    dune.jpgDune est l’œuvre majeure de Frank Herbert.

    Premier opus d’une fresque inachevée, space opera devenu culte pour beaucoup, Dune est un chef-d’oeuvre intemporel. Il a été adapté au cinéma et à la télévision, et pas toujours avec bonheur tant l’œuvre est complexe.

    A travers la vie de Paul Atréides, nous découvrons la lutte sans merci de deux grandes familles pour leur survie au sein d’un empire galactique.

    Les Atréides reçoivent la planète Arrakis, appelée aussi Dune, des mains de l'empereur. Les Harkonnen, jaloux, complotent pour leur reprendre, car elle recèle le plus précieux des trésors : l'épice, qui permet les voyages spaciaux et l'allongement de la vie humaine. Le duc Leto Atréides a beau sentir le piège, il doit prendre possession de son bien. De plus, son fils Paul, un enfant de 15 ans, a des aptitudes étranges, dont personne ne comprend l'ampleur.

    La société recréée, originale et foisonnante, est le résultat d’une fine analyse sociologique, psychologique et politique mêlée avec art au romanesque.

     

    Multiples éditions chez Pocket.

    Genre : science-fiction, space opera