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Série télé - Page 2

  • En passant...

    ... J'ai fini aujourd'hui la 3e saison de la série américaine Teen Wolf. Si, souvenez-vous, je vous en parlais dans la première édition de Nouvelles au pays des camés.

    Et bien, Je l'ai terminée le sourire aux lèvres. Incroyable mais vrai, cette série a nettement augmenté son niveau dans la 2e moitié de la 3e saison.

    Pour comprendre, il faut savoir qu'une saison de Teen Wolf est diffusée en deux temps : la première moitié, des épisodes 1 à 12, durant l'été, et la seconde moitié, épisodes 13 à 24, durant l'hiver.

    teen-wolf.jpg

    Souvenez-vous de ce que je disais la dernière fois :

    « J'ai une affection toute particulière pour Stiles, le meilleur ami du héros. Stiles est le faire-valoir parfait, il est drôle malgré lui, comme il se doit, et il me fait véritablement hurler de rire. »

    Dans cette 2e partie de saison, mon grand ami Stiles, joué par l'excellent Dylan O'Brien, prend de l'épaisseur. Un fait qui n'est sans doute pas étranger à mon enthousiasme.

    Alors que le héros, Scott, est installé dans son rôle de leader malgré lui à la fin de la première partie de la saison, la dynamique de la série bascule. Elle devient plus collective, et les rôles de Scott et de Derek sont mis en retrait. Ils s'insèrent dans un groupe d'action, constitué de toutes les forces vives, normales et paranormales de la série : les chasseurs de la famille Argent, le shérif, le vétérinaire, les loups-garou, la banshee et la kitsune (la petite nouvelle de la série).

    Stiles, malade et dépressif, a peur de dormir. Diagnostiqué de la même maladie cérébrale qui a emporté sa mère, il perd pied. Une enquête menée par ses amis inquiets révèle qu'il est habité par un esprit maléfique d'origine nippone, le nogitsune, et commet bientôt, contre sa volonté, nombre d'actes de barbarie. Totalement hors de contrôle, sa personnalité propre affaiblie au point de disparaître, Stiles est désormais l'homme à abattre.

    Nogitsune_Stiles.png

    Cette deuxième partie de saison met l'accent sur l'atmosphère. De la série pour ado qui intègre un élément fantastique, on passe à une série fantastique avec des ados dedans. Ce qui change tout. Le suspense, l'ambiance, la montée de tension, les apparitions paranormales inexpliquées, les cadrages dynamiques et serrés, la photo sombre... Tout cela emporte le téléspectateur dans un vrai thriller d'angoisse. Au regard des adeptes des films d'horreur, cela reste certainement gentillet. Pour moi, c'est amplement suffisant.

    Le jeu de Dylan O'Brien, grâce à son rôle schizophrénique Stiles/Nogitsune, prend une profondeur inattendue. Oublié, le faire-valoir comique. Lorsqu'il est le Nogitsune, il apparaît froid comme la glace, malveillant et venimeux. Il file une sacrée chair de poule. Quand Stiles redevient lui-même, conscient des dégâts dont il est responsable, sa détresse, la certitude de l'inéluctabilité de sa propre perte le transforment en personnage dramatique, au destin inévitablement tragique. Il nous émeut.

    Un petit mot supplémentaire pour Daniel Sharman et son personnage d'Isaac, qui de vaguement inutile, a pris une étoffe intéressante ; un peu grâce au scénario, mais aussi beaucoup en raison du magnétisme de l'acteur, tout à fait fascinant. Il pourrait aller loin, ce britannique...

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    A bientôt...

  • Nouvelles du pays des camés [2]

    Il existe, depuis plusieurs années maintenant, une nouvelle catégorie de psychotropes, gratuits (c'est bien là le problème) : les séries télé.

    Pour cette deuxième édition des Nouvelles du pays des camés, je vous emmène dans l'amérique post-apocalyptique, ou plutôt, post-électricité, avec la série Révolution.

    Affiche

    Charlie Matheson, qui vit avec son père et son frère, assiste à l'enlèvement de son frère et à l'assassinat de son père par Tom Neville, un capitaine de la milice de Sebastian Monroe, dictateur de la République Monroe, dans une amérique post-apocalyptique. Elle part à la recherche de son oncle Miles, pour l'aider retrouver son frère. Miles est un ancien commandant de Monroe. Son ex meilleur ami, en fait. En cours de route, Charlie et son ami scientifique Aaron découvrent qu'il existe une possibilité de faire revenir l'électricité, et que sa mère, qu'elle croyait morte, est vivante.

    Révolution a dès le début provoqué l'ire de bien des spécialistes des séries TV : annoncée comme une série originale, elle répondrait malheureusement à tous les poncifs du genre. On y trouve de belles pépées super brushées dans une amérique privée d'électricité depuis 15 ans, violente et divisée. On assiste à leurs affres sentimentaux ("mon pôpa est moooooort !") et à des rebondissements scénaristiques trop attendus ("et en mourant il a dit que l'électricité pouvait.... Raaaa, couic !").

    Les scénaristes se croient obligés de tout nous expliquer, comme si nous ne pouvions pas faire des déductions du contexte tout seul. A croire que l'américain moyen est un con (comment voulez-vous que les européens ne le considère pas comme tel avec de pareils scénarios, hein ?) Les rebondissements capillotractés manquent sérieusement de tenue, je pense qu'Odieux Connard ferait un festin. Bref, c'est relou.

    Cela dit, une fois cela passé, je suis toujours la série. Parce que, si on se dit qu'on accepte que ces fichus survivants au black-out sont toujours propres sur eux (sans déconner, matez le brushing d'Elizabeth Mitchell, c'est spectaculaire !) et que le fait qu'ils se battent au sabre n'a rien de ridicule, on s'attache quand même un chouïa aux personnages. Et la 2e saison rattrape la première.

    La jeune héroïne, Charlie, est un peu trop monolithique. Le même haussement de sourcil dans toutes les situations. Bon, elle est canon, je suppose que ça fait passer la pilule. Et son personnage évolue rapidement pour devenir indépendant, capable d'initiative et libre. Même sexuellement, si. Ca fait du bien de voir ça en ces temps de régression sociale.

    Le génie paumé, Aaron, est gras, barbu et binoclard, couard et incapable de dire ce qu'il fait là. Un autre cliché.

    Le tonton sur le retour est bien. Si. J'aime bien Billy Burke (mais si, vous savez, le type qui joue le papa de Bella dans Twilight). Il a un physique atypique dans le PAA (équivalent américain du PAF), qui rend le personnage plus normal.

    Le méchant dictateur, joué par David Lyons, est super glaçant, comme on peut s'y attendre d'un sadique torturé. Mais il déploie des facettes nuancées de son personnage dans la 2e saison. Et l'acteur australien est réellement hypnotisant, avec son regard bleu fou. Une belle incarnation. Oserais-je dire que je le trouve carrément sexy ? Oups, pardon, ça m'a échappé : cela n'a rien à voir avec une critique constructive.

    Et puis, il y a le brushing d' Elizabeth Mitchell. Elle a joué auparavant dans V (2009), un rôle d'agent du FBI qu'elle remplissait de façon crédible dans une série qui ne l'était pas. Bon, ben là, elle joue très bien aussi. Son personnage ambigu est intéressant, et c'est l'un des rares où on n'a pas droit à des tonnes d'explications pour chaque acte. Elle garde un peu de son mystère. Ouf !

    Giancarlo Esposito, qui explose depuis quelques années dans le paysage télévisuel américain (si, regardez donc Once Upon A Time ou Breaking Bad), campe un personnage brutal et intelligent, qui a l'avantage, de mon point de vue, de ne pas se définir par le bien ou le mal qu'il fait, mais par sa motivation, avant tout égocentrique. Il change de "camp" comme de chemise, ne perdant jamais de vue ses objectifs propres : la protection des siens et le pouvoir personnel. Un personnage agaçant et intéressant, bien que prévisible.

    La 2e saison change de ton : on passe de l'élucidation du mystère de l'électricité perdue (c'était chiant et mystique) au combat pour la survie d'un groupe de gens animés d'intentions diversement recommandables contre un pouvoir montant aux intentions et aux méthodes plus que douteuses. La théorie du complot et la construction d'un mouvement résistant dans la 2e saison est une pilule plus facile à avaler que la tonalité messianique de la première. Donc, on en redemande, et on s'amuse beaucoup plus.

     

    Game of thrones

    Comment osé-je ? Oui, comment osé-je mettre dans le même article (le même panier !) Revolution et Game of thrones ? Parce que je suis chez moi, et que ma ligne éditoriale se résume ces derniers mois à : "je publie quand ça me prend".

    Ned Stark

    Game of thrones, pour ceux qui vivent sur une autre planète, est une série adaptée de l'oeuvre encore inachevée d'un vieil écrivain américain dont tout le monde craint la mort : G.R.R. Martin. Pas par empathie personnelle, croyez-le bien. C'est juste qu'on voudrait qu'il finisse sa saga du Trône de Fer avant de clamser !!!

    HBO a fourni là une série de tout premier ordre, produite avec le soin d'un film de cinéma qui durerait plusieurs saisons : décors et effets spéciaux somptueux, distribution de grande ampleur et de qualité, adaptation scénaristique intelligente.

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    Dans un univers de medieval fantasy, plusieurs familles nobles se déchirent pour un trône, alors qu'au Nord, la menace de l'hiver et des marcheurs blancs approche. De très nombreux personnages tiennent le haut du pavé, s'entrecroisent, s'allient, se combattent... et meurent.

    La blague récurrente des amateurs de la série, c'est de parier sur qui va mourir dans l'épisode suivant. En effet, George Martin massacre ses personnages, gentils comme méchants, sans pitié aucune, défiant ainsi les règles scénaristiques communément admises dans les productions télévisuelles. Le scénario ne ressemble pas aux autres.

    Plus de 20 personnages se partagent équitablement l'affiche ; ils évoluent changent de camp, de motivations, d'intentions. Ils grandissent, ils rapetissent (du moins, certains membres), ils marchent, ils roulent, ils combattent. Ils apprennent la grandeur ou l'humilité, ils vivent et ils meurent. Ils sont passionnants.

    Et puis, il faut bien le dire, Le trône de fer est totalement exempt de ce défaut reproché à Révolution : on ne nous explique pas tout. Bien au contraire, les informations sont distillées petit à petit, le télespectateur se laissant mener par le bout du nez. Au détour d'un épisode, il peut se retrouver pantelant, choqué sans rien avoir vu venir... Sauf, bien évidemment, s'il a lu les livres.

    Des comédiens, à part Sean Bean, aucun n'a une notoriété qui pourrait influencer le rôle qu'ils jouent et la perception que le spectateur en a. Seul leur talent compte, et ils en sont largement pourvus.

    Ces éléments constituent tout le sel de cette adaptation télévisée. Pas de calibrage, un souffle inattendu et des rebondissements parfois dérangeants permettent à cette série de prétendre véritablement au qualificatif d'original, malgré le développement des thématiques classiques de l'heroïc fantasy.

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    Jason Momoa est un Khal Drogo impressionnant.

    Bon, d'accord, encore une photo d'un mec à moitié à poil. Oui, je le fais exprès.

     

    Alors, oui, c'est un peu violent. Je dis ça parce que mon frère n'a pas pu aller au bout du premier épisode, alors que c'est un adulte. Donc, oui, âmes sensibles, abstenez-vous.

    Pour les autres, je dirais qu'il est plus que temps de découvrir cette petite merveille.

     

    A bon entendeur, salut... et rendez-vous aux prochaines nouvelles du pays des camés !

  • Nouvelles du pays des camés [1]

    Certains se droguent à la coke, à l'héro. D'autres, plus soft, à la marijuana. Les filles, (trop) souvent, au chocolat. Je fais d'ailleurs partie de cette dernière catégorie.

    Mais il existe, depuis plusieurs années maintenant, une nouvelle catégorie de psychotropes, gratuits (c'est bien là le problème) : les séries télé. Si je dis plusieurs années, je parle des 10 à 15 dernières, c'est à dire depuis que les meilleurs producteurs, réalisateurs et scénaristes de cinéma ont investi le monde du petit écran pour y injecter leur talent.

    Depuis environ 5 ans, je me suis prise au jeu des séries. Cela a commencé avec Stargate SG1, qui eut la primeur de mon visionnage exhaustif : je me suis tapé les 8 premières saisons sans souffler, fan que j'étais alors de Richard Dean Anderson, inoubliable Angus McGyver et inénarrable Colonel Jack O'Neill (avec deux "l". Dans le film, c'était un seul "l").

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    Depuis, je n'ai jamais arrêté. Suivant les périodes de l'année, ma consommation peut aller du raisonnable (un épisode par jour) à absolument indécent (quatre épisodes par jour). Par « absolument indécent », j'entends pour une adulte ayant conjoint, progéniture et métier à temps plein nécessitant une dose quotidienne non négligeable de travail à la maison - ce travail n'étant évidemment pas le visionnage des séries télé, mais bien la lecture. Bien évidemment, la majorité des séries que je regarde sont de la science-fiction, de la fantasy ou du fantastique.

    En janvier dernier, je faisais en passant un petit récapitulatif des séries en cours de visionnage. J'ai aujourd'hui décidé de créer une nouvelle catégorie (série télé) et de l'alimenter via des bilans à fréquence variable intitulés « Nouvelles du pays des camés ». Pourquoi cette nouvelle catégorie ? Parce que ce blog est pour moi un outil de partage du plaisir culturel (pour les autres plaisirs, il existe des blogs pour adultes : culinaires, scientifiques, sexuels, j'en passe et des moins pires), et que les séries télé entrent de plein droit dans cette catégorie.

    Cette (trop) longue introduction terminée, je vous embarque donc dans mon univers télévisuel. Voici donc une petite liste commentée des séries en cours de visionnage :

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    True Blood : c'est l'été, la saison des tarés de Louisiane sur HBO. Je n'avais pas fini de regarder la saison 5, qui date de l'été 2012 (diffusion américaine). J'ai donc rattrapé mon retard ces dernières semaines, et commencé la saison 6. Je suis désormais le rythme de la diffusion américaine. Ne me demandez pas comment, vous ne voudrez pas le savoir.

    Je retrouve avec un plaisir renouvelé pour cette 6e saison Sookie, Jason, Eric et Bill, respectivement *ATTENTION SPOILER* demi-fée, bête sexuelle décérébrée, vampire millénaire et super vampire. Bien sûr il ne faut pas oublier le métamorphe Sam, le loup-garou Alcide (personne ne s'appelle Alcide !!) et tous les autres péquenots de Bon Temps. Cette 6e saison est plus réussie que la 5e, Sookie continue à éveiller l'intérêt du spectateur qui pourrait pourtant être blasé, et tous ses potes forment un choeur de seconds rôles extrêmement bien travaillés, que l'on suit avec un plaisir coupable.

    Coupable, parce que outre la thématique sexuelle omniprésente, ce qui attire le plus dans cette série, c'est le ridicule assumé, totalement premier degré, de bien des personnages. Tout le monde rit de Jason, naturellement, mais peu de séries parviennent à transformer, même l'espace de quelques secondes, un personnage tel qu'Alcide Herveaux en clown, pour ensuite le remettre dans ses baskets de loup dominant, sérieux et plutôt dangereux. Une mention spéciale à Nelsan Ellis, extraordinaire interprète de Lafayette Reynolds, la grande folle médium qui attire les morts comme d'autres les moustiques. C'est foutraque, et c'est bon.

     

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    Teen Wolf : On pourrait penser que je régresse. Mes années adolescentes sont loin derrière moi (et en plus, à cette époque, je ne regardais pas les séries télé : je lisais). Mais en fait, non. Dans Teen Wolf, il y a des ados au lycée, des hormones qui les travaillent, des histoires de réputation et de popularité (jamais compris ce concept), certes. Donc, des choses absolument dénuées d'intérêt pour un adulte.

    Mais il y a aussi Tyler Hoechlin. Et il pourrait presque être à lui tout seul une raison suffisante de regarder la série.  Du moins pour toute femme hétéro ou tout homme homo normalement constitué. Voyez plutôt :

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    Une fois passé Tyler Hoechlin, il se trouve que je regarde toujours Teen Wolf, trois saisons plus tard. Tout simplement parce qu'elle n'est pas trop mal fichue, cette série. Le scénario, bien que parfois poussif, a quelques ressources intéressantes, et surtout, quelques uns des seconds rôles sont très réussis. J'ai une affection toute particulière pour Stiles, le meilleur ami du héros. Stiles est le faire-valoir parfait, il est drôle malgré lui, comme il se doit, et il me fait véritablement hurler de rire (il faut voir la tête de M. Blop le matin au petit dej', quand je brise soudain le silence du réveil poussif par un éclat de rire).

    Teen Wolf ne vaut évidemment pas Games of Thrones (dont je parlerai plus tard), mais elle reste parfaitement respectable et un peu moins nunuche qu'une bonne partie des séries pour ado.

     

    A bon entendeur, salut... et rendez-vous aux prochaines nouvelles du pays des camés !