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Imaginaire - Page 9

  • En passant...

    ... J'ai fini aujourd'hui la 3e saison de la série américaine Teen Wolf. Si, souvenez-vous, je vous en parlais dans la première édition de Nouvelles au pays des camés.

    Et bien, Je l'ai terminée le sourire aux lèvres. Incroyable mais vrai, cette série a nettement augmenté son niveau dans la 2e moitié de la 3e saison.

    Pour comprendre, il faut savoir qu'une saison de Teen Wolf est diffusée en deux temps : la première moitié, des épisodes 1 à 12, durant l'été, et la seconde moitié, épisodes 13 à 24, durant l'hiver.

    teen-wolf.jpg

    Souvenez-vous de ce que je disais la dernière fois :

    « J'ai une affection toute particulière pour Stiles, le meilleur ami du héros. Stiles est le faire-valoir parfait, il est drôle malgré lui, comme il se doit, et il me fait véritablement hurler de rire. »

    Dans cette 2e partie de saison, mon grand ami Stiles, joué par l'excellent Dylan O'Brien, prend de l'épaisseur. Un fait qui n'est sans doute pas étranger à mon enthousiasme.

    Alors que le héros, Scott, est installé dans son rôle de leader malgré lui à la fin de la première partie de la saison, la dynamique de la série bascule. Elle devient plus collective, et les rôles de Scott et de Derek sont mis en retrait. Ils s'insèrent dans un groupe d'action, constitué de toutes les forces vives, normales et paranormales de la série : les chasseurs de la famille Argent, le shérif, le vétérinaire, les loups-garou, la banshee et la kitsune (la petite nouvelle de la série).

    Stiles, malade et dépressif, a peur de dormir. Diagnostiqué de la même maladie cérébrale qui a emporté sa mère, il perd pied. Une enquête menée par ses amis inquiets révèle qu'il est habité par un esprit maléfique d'origine nippone, le nogitsune, et commet bientôt, contre sa volonté, nombre d'actes de barbarie. Totalement hors de contrôle, sa personnalité propre affaiblie au point de disparaître, Stiles est désormais l'homme à abattre.

    Nogitsune_Stiles.png

    Cette deuxième partie de saison met l'accent sur l'atmosphère. De la série pour ado qui intègre un élément fantastique, on passe à une série fantastique avec des ados dedans. Ce qui change tout. Le suspense, l'ambiance, la montée de tension, les apparitions paranormales inexpliquées, les cadrages dynamiques et serrés, la photo sombre... Tout cela emporte le téléspectateur dans un vrai thriller d'angoisse. Au regard des adeptes des films d'horreur, cela reste certainement gentillet. Pour moi, c'est amplement suffisant.

    Le jeu de Dylan O'Brien, grâce à son rôle schizophrénique Stiles/Nogitsune, prend une profondeur inattendue. Oublié, le faire-valoir comique. Lorsqu'il est le Nogitsune, il apparaît froid comme la glace, malveillant et venimeux. Il file une sacrée chair de poule. Quand Stiles redevient lui-même, conscient des dégâts dont il est responsable, sa détresse, la certitude de l'inéluctabilité de sa propre perte le transforment en personnage dramatique, au destin inévitablement tragique. Il nous émeut.

    Un petit mot supplémentaire pour Daniel Sharman et son personnage d'Isaac, qui de vaguement inutile, a pris une étoffe intéressante ; un peu grâce au scénario, mais aussi beaucoup en raison du magnétisme de l'acteur, tout à fait fascinant. Il pourrait aller loin, ce britannique...

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    A bientôt...

  • Nouvelles du pays des camés [2]

    Il existe, depuis plusieurs années maintenant, une nouvelle catégorie de psychotropes, gratuits (c'est bien là le problème) : les séries télé.

    Pour cette deuxième édition des Nouvelles du pays des camés, je vous emmène dans l'amérique post-apocalyptique, ou plutôt, post-électricité, avec la série Révolution.

    Affiche

    Charlie Matheson, qui vit avec son père et son frère, assiste à l'enlèvement de son frère et à l'assassinat de son père par Tom Neville, un capitaine de la milice de Sebastian Monroe, dictateur de la République Monroe, dans une amérique post-apocalyptique. Elle part à la recherche de son oncle Miles, pour l'aider retrouver son frère. Miles est un ancien commandant de Monroe. Son ex meilleur ami, en fait. En cours de route, Charlie et son ami scientifique Aaron découvrent qu'il existe une possibilité de faire revenir l'électricité, et que sa mère, qu'elle croyait morte, est vivante.

    Révolution a dès le début provoqué l'ire de bien des spécialistes des séries TV : annoncée comme une série originale, elle répondrait malheureusement à tous les poncifs du genre. On y trouve de belles pépées super brushées dans une amérique privée d'électricité depuis 15 ans, violente et divisée. On assiste à leurs affres sentimentaux ("mon pôpa est moooooort !") et à des rebondissements scénaristiques trop attendus ("et en mourant il a dit que l'électricité pouvait.... Raaaa, couic !").

    Les scénaristes se croient obligés de tout nous expliquer, comme si nous ne pouvions pas faire des déductions du contexte tout seul. A croire que l'américain moyen est un con (comment voulez-vous que les européens ne le considère pas comme tel avec de pareils scénarios, hein ?) Les rebondissements capillotractés manquent sérieusement de tenue, je pense qu'Odieux Connard ferait un festin. Bref, c'est relou.

    Cela dit, une fois cela passé, je suis toujours la série. Parce que, si on se dit qu'on accepte que ces fichus survivants au black-out sont toujours propres sur eux (sans déconner, matez le brushing d'Elizabeth Mitchell, c'est spectaculaire !) et que le fait qu'ils se battent au sabre n'a rien de ridicule, on s'attache quand même un chouïa aux personnages. Et la 2e saison rattrape la première.

    La jeune héroïne, Charlie, est un peu trop monolithique. Le même haussement de sourcil dans toutes les situations. Bon, elle est canon, je suppose que ça fait passer la pilule. Et son personnage évolue rapidement pour devenir indépendant, capable d'initiative et libre. Même sexuellement, si. Ca fait du bien de voir ça en ces temps de régression sociale.

    Le génie paumé, Aaron, est gras, barbu et binoclard, couard et incapable de dire ce qu'il fait là. Un autre cliché.

    Le tonton sur le retour est bien. Si. J'aime bien Billy Burke (mais si, vous savez, le type qui joue le papa de Bella dans Twilight). Il a un physique atypique dans le PAA (équivalent américain du PAF), qui rend le personnage plus normal.

    Le méchant dictateur, joué par David Lyons, est super glaçant, comme on peut s'y attendre d'un sadique torturé. Mais il déploie des facettes nuancées de son personnage dans la 2e saison. Et l'acteur australien est réellement hypnotisant, avec son regard bleu fou. Une belle incarnation. Oserais-je dire que je le trouve carrément sexy ? Oups, pardon, ça m'a échappé : cela n'a rien à voir avec une critique constructive.

    Et puis, il y a le brushing d' Elizabeth Mitchell. Elle a joué auparavant dans V (2009), un rôle d'agent du FBI qu'elle remplissait de façon crédible dans une série qui ne l'était pas. Bon, ben là, elle joue très bien aussi. Son personnage ambigu est intéressant, et c'est l'un des rares où on n'a pas droit à des tonnes d'explications pour chaque acte. Elle garde un peu de son mystère. Ouf !

    Giancarlo Esposito, qui explose depuis quelques années dans le paysage télévisuel américain (si, regardez donc Once Upon A Time ou Breaking Bad), campe un personnage brutal et intelligent, qui a l'avantage, de mon point de vue, de ne pas se définir par le bien ou le mal qu'il fait, mais par sa motivation, avant tout égocentrique. Il change de "camp" comme de chemise, ne perdant jamais de vue ses objectifs propres : la protection des siens et le pouvoir personnel. Un personnage agaçant et intéressant, bien que prévisible.

    La 2e saison change de ton : on passe de l'élucidation du mystère de l'électricité perdue (c'était chiant et mystique) au combat pour la survie d'un groupe de gens animés d'intentions diversement recommandables contre un pouvoir montant aux intentions et aux méthodes plus que douteuses. La théorie du complot et la construction d'un mouvement résistant dans la 2e saison est une pilule plus facile à avaler que la tonalité messianique de la première. Donc, on en redemande, et on s'amuse beaucoup plus.

     

    Game of thrones

    Comment osé-je ? Oui, comment osé-je mettre dans le même article (le même panier !) Revolution et Game of thrones ? Parce que je suis chez moi, et que ma ligne éditoriale se résume ces derniers mois à : "je publie quand ça me prend".

    Ned Stark

    Game of thrones, pour ceux qui vivent sur une autre planète, est une série adaptée de l'oeuvre encore inachevée d'un vieil écrivain américain dont tout le monde craint la mort : G.R.R. Martin. Pas par empathie personnelle, croyez-le bien. C'est juste qu'on voudrait qu'il finisse sa saga du Trône de Fer avant de clamser !!!

    HBO a fourni là une série de tout premier ordre, produite avec le soin d'un film de cinéma qui durerait plusieurs saisons : décors et effets spéciaux somptueux, distribution de grande ampleur et de qualité, adaptation scénaristique intelligente.

    Emilia-Clarke-Daenarys-Targaryen-game-of-thrones.jpg

    Dans un univers de medieval fantasy, plusieurs familles nobles se déchirent pour un trône, alors qu'au Nord, la menace de l'hiver et des marcheurs blancs approche. De très nombreux personnages tiennent le haut du pavé, s'entrecroisent, s'allient, se combattent... et meurent.

    La blague récurrente des amateurs de la série, c'est de parier sur qui va mourir dans l'épisode suivant. En effet, George Martin massacre ses personnages, gentils comme méchants, sans pitié aucune, défiant ainsi les règles scénaristiques communément admises dans les productions télévisuelles. Le scénario ne ressemble pas aux autres.

    Plus de 20 personnages se partagent équitablement l'affiche ; ils évoluent changent de camp, de motivations, d'intentions. Ils grandissent, ils rapetissent (du moins, certains membres), ils marchent, ils roulent, ils combattent. Ils apprennent la grandeur ou l'humilité, ils vivent et ils meurent. Ils sont passionnants.

    Et puis, il faut bien le dire, Le trône de fer est totalement exempt de ce défaut reproché à Révolution : on ne nous explique pas tout. Bien au contraire, les informations sont distillées petit à petit, le télespectateur se laissant mener par le bout du nez. Au détour d'un épisode, il peut se retrouver pantelant, choqué sans rien avoir vu venir... Sauf, bien évidemment, s'il a lu les livres.

    Des comédiens, à part Sean Bean, aucun n'a une notoriété qui pourrait influencer le rôle qu'ils jouent et la perception que le spectateur en a. Seul leur talent compte, et ils en sont largement pourvus.

    Ces éléments constituent tout le sel de cette adaptation télévisée. Pas de calibrage, un souffle inattendu et des rebondissements parfois dérangeants permettent à cette série de prétendre véritablement au qualificatif d'original, malgré le développement des thématiques classiques de l'heroïc fantasy.

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    Jason Momoa est un Khal Drogo impressionnant.

    Bon, d'accord, encore une photo d'un mec à moitié à poil. Oui, je le fais exprès.

     

    Alors, oui, c'est un peu violent. Je dis ça parce que mon frère n'a pas pu aller au bout du premier épisode, alors que c'est un adulte. Donc, oui, âmes sensibles, abstenez-vous.

    Pour les autres, je dirais qu'il est plus que temps de découvrir cette petite merveille.

     

    A bon entendeur, salut... et rendez-vous aux prochaines nouvelles du pays des camés !

  • Hunger games, de Suzanne Collins

    Je parle ici de la trilogie complète des livres, lue entre décembre 2012 et septembre 2013 (pour cause de sur-réservation des ouvrages à la bibliothèque).

    Cette chronique est rédigée à la demande de Vert, blogueuse SFFF prolixe et néanmoins estimée collègue.

    Hunger Games.jpg

    Résumé des trois tomes (attention, spoiler) : dans une Amérique post-apocalyptique, nommée Panem, les États-Unis ont disparu pour faire place à un régime autoritaire détenu par le Capitole. Celui-ci soumet depuis presque 75 ans 12 districts, en les tenant par la terreur. Chaque année, il prélève dans chacun d'eux un couple d'enfants de 12 à 18 ans pour les faire s'affronter à mort dans une arène médiatisée. Le vainqueur est celui qui survit.

    Dans le District Douze, l'un des plus pauvres, Katniss prend la place de la petite soeur le jour du tirage au sort. Résignée à mourir, ses compétences en tir à l'arc et son instinct de conservation lui permettent pourtant de survivre, et même de défier le Capitole en sauvant par la même occasion Peeta, son équipier du District Douze.

    Le Capitole annonce alors que l'année suivante, pour le 75e anniversaire des Hunger Games, ce sont les anciens vainqueurs de chaque district qui devront concourir. Peeta et Katniss retournent donc dans l'arène après une année éprouvante de représentation médiatique. Malgré les fortes pressions exercées sur leurs proches, ils survivent et s'échappent de l'arène, mettant prématurément fin aux jeux.

    Commence alors un jeu de chat et de souris entre le Capitole et la résistance, incarnée par le Treizième District, supposé détruit mais pourtant bien vivant. Celui-ci n'hésite pas à utiliser Katniss comme le Capitole l'a fait précédemment, la présentant comme le symbole de la révolte contre l'oppression. Katniss endosse ce rôle sans joie, mais en espérant que l'avenir des districts pourra s'améliorer. La guerre déclarée fait de nombreux dégâts, et Katniss paie comme d'autres le prix de cet affrontement.

    Mon avis : Hunger Games est à mon sens une bonne anticipation post-apocalyptique pour adolescents. Pourquoi ? Parce qu'elle ne tombe pas dans l'angélisme. D'abord parce que l'héroïne, Katniss, ne l'est jamais que contre son gré. Elle est utilisée, manipulée, et elle en est toujours consciente. Elle ne l'accepte qu'en échange de sa survie et celle de ses proches. Ensuite, parce que la fin de l'histoire n'est pas une happy end. Certes l'héroïne ne meurt pas, mais on ne peut pas dire que sa fin soit heureuse. Elle est résignée, meurtrie, et traumatisée à vie. 

    Cette constante demi-teinte est ce qui m'a le plus séduite dans la trilogie ; Suzanne Collins ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des imbéciles heureux, et j'en suis ravie.

    Il y a ensuite cette thématique forte inspirée de Battle Royale, ces jeux du cirque pour enfants, ainsi que la manipulation de l'image par les médias, et une certaine réflexion sur la citoyenneté et les devoirs qu'elle implique. Hunger games permet une approche ludique qui introduit de solides notions de civisme et de responsabilité individuelle. C'est également un vrai page-turner, addictif au possible.

    Toutefois, il n'en reste pas moins que Hunger Games a bien des défauts : il se lit très vite, l'action prenant souvent le pas sur la construction, les raccourcis narratifs sont trop évidents. Cela rend l'oeuvre attractive pour les lecteurs peu aguerris, mais se fait au détriment d'une certaine profondeur contextuelle. Pendant les épreuves, le scénario élimine les concurrents un peu trop aisément (même si toujours avec beaucoup d'imagination quant aux moyens !).

    Les personnages principaux sont trop exceptionnels pour être crédibles (Katniss et son ami Gale sont des personnages en dehors des normes de leur société). Je remarque néanmoins que ce n'est pas le cas de Peeta, dont le profil est beaucoup plus réaliste ; c'est un personnage en retrait, parfois inconsistant et pourtant indispensable, et même, précieux.

    Hunger games est loin d'être un chef-d'oeuvre, mais il est porteur de sens pour les ados d'aujourd'hui. Il est en prise avec son temps, avec la mentalité et les pratiques des jeunes (que j'ai l'air vieille en disant cela !!). C'est une lecture facile que j'ai apprécié à sa juste valeur, et que je recommande beaucoup dans mon métier, non seulement aux ados, mais aussi à leurs parents.

    Enfin, bien j'aime beaucoup Jennifer Lawrence, la jeune comédienne qui tient le rôle de Katniss dans le film éponyme,  et que j'ai accroché au film, je recommande vivement la lecture des livres, plus éclairante sur les motivations de son héroïne.

    Pocket, 2009-2011

    Lu aussi par : Vert, Lorhkan, Xapur

  • Ma Pile à Bloguer s'étoffe

    Depuis mi-septembre, date de mon dernier post (oui, ce blog part en cacahuète), pas mal de nouveaux romans SFFF ont rejoint ma Pile à Bloguer :

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    Même pas mort, de Jean-Philippe Jaworski

    Jaworski livre un roman exigeant, beaucoup moins "fun" que Gagner la guerre. On rigole nettement moins, et l'auteur prend un malin plaisir à nous perdre dans sa narration en rinceau. Mais une fois le livre refermé, on se dit qu'on a lu là quelque chose.

     

     

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      Le début de la série Fedeylins, de Nadia Coste

      Le premier tome est un très joli roman, plein de douceur (j'ai dit douceur, pas bêtise), mais aussi une bonne dose d'immobilisme compensée par une très belle création d'univers et de personnages. A découvrir.

     

     

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     La suite et fin de Hunger Games, de Suzanne Collins

    J'ai lu le premier tome en fin d'année dernière et les deuxième et troisième tome ces dernières semaines. Une série post-apo pour ado qui se démarque par l'absence de toute forme d'angélisme. Katniss Everdeen est une héroïne malgré elle, dont le lot quotidien est la souffrance. Une belle réussite.

     

     

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    L'exilé de Ta-Shima, d'Adriana Lorusso

    La suite de Ta-Shima, qui n'apporte rien l'intrigue (déjà pas très folichonne) du premier. Les défauts masqués par l'attrait de la nouveauté dans le premier sortent malheureusement au grand jour dans ce deuxième opus. Je me suis beaucoup ennuyée.

     

     

     

    Cavalier vert 1.jpg   cavalier vert 2.jpg   cavalier vert 3.jpg 

    La série Cavalier vert, de Kristen Britain

     Série de fantasy dont je n'ai pas encore lu le 4e tome. Pas fatigante à la lecture. Classique, agréable, j'apprécie que le héros de l'histoire soit une héroïne. Une bonne lecture de détente.

     

     

     

    Terre Vampire 1.gif  Terre vampire 3.jpgTerre vampire 2.jpg  

    La série Terre Vampire, de E.E. Knight

    Série d'anticipation bâtie sur un schéma classique de roman d'aventure. Héros attachant et univers intéressant, j'aimerais qu'un quatrième tome sorte un jour...

     

     

  • Pour l'honneur de la Reine (Honor Harrington, livre 2) de David Weber

    Je reviens une fois de plus cet été à Honor Harrington. J'ai commencé à lire le premier livre de cette longue série il y a maintenant six ans, mais jusqu'à peu, je n'avais pas en ma possession les premiers tomes. J'ai donc récemment décidé de compléter ma collection. Je viens de recevoir et de relire avec beaucoup de plaisir le deuxième livre, intitulé Pour l'honneur de la reine.

    pour-l-honneur-de-la-reine.jpgDans cet opus, l'action prend place deux ans et demie après l'incident de la station Basilic, dans lequel Honor Harrington avait démasqué et arrêté un navire-Q (un vaisseau militaire se faisant passer pour un navire marchand) de la République Populaire du Havre. Aujourd'hui, son tout nouveau croiseur lourd, baptisé l'Intrépide, et les quatre bâtiments plus légers qui l'accompagnent sont mandatés pour une double mission : protéger des navires commerçants dans une zone peu sécurisée pour leur éviter une attaque de pirates, et surtout servir d'escorte officielle à une mission diplomatique du Royaume de Manticore auprès de la planète Grayson.

    Les graysoniens occupent une position de choix pour devenir des alliés de Manticore contre la menace havrienne. La reine leur envoie donc un amiral à la retraite, Raoul Courvoisier, en tant que chef d'une délégation diplomatique chargée de proposer un traité d'alliance à Grayson. Raoul Courvoisier et Honor Harrington se connaissent et s’aiment bien, le premier ayant été le professeur de la seconde.

    Toutefois, il y a un hic : Grayson est une planète socialement arriérée, où les femmes n'ont aucun droit et sont totalement dépendantes des hommes. Dans ce système patriarcal, la polygamie est la norme, et les femmes sont confinées aux foyers. Les Graysoniens sont donc atterrés de constater que l'officier commandant la flotte d'escorte de la délégation diplomatique de Manticore est une femme. Bon, il faut bien avouer qu'il ont déjà du mal avec le fait que le Royaume de Manticore soit dirigé par une femme, mais ce n'est rien comparé au choc de voir de leurs propres yeux une femme incarnant une autorité militaire - sans parler de tous les officiers et soldats féminins servant à bord des différents navires. Et puis, il y a Nimitz, le chat sylvestre d'Honor, que tous prennent à tort pour un animal de compagnie, fruit d'une lubie féminine.

    Les humiliations s'accumulent envers Honor, qui encaisse sans broncher, histoire de ne pas faire capoter la mission de Raoul Courvoisier. Mais cela lui est insupportable, et elle constate à quel point les Graysoniens sont troublés par sa présence. Elle décide alors de modifier ses plans et de partir elle-même avec l'Intrépide terminer l'autre partie de la mission, initialement dévolue à d'autres bâtiments plus légers : l'escorte des navires marchands jusqu'à bon port. Elle espère que son absence momentanée calmera les Graysoniens et permettra à Courvoisier de faire avancer les négociations.

    Sauf que... Les Masadiens, ennemis séculaires de Grayson, originaires du système voisin, décident durant ce laps de temps d'attaquer Grayson, avec des moyens décuplés : ils bénéficient d'une aide militaire conséquente mais discrète fournie par la République Populaire du Havre. Les Masadiens sont des fanatiques misogynes et mystiques, 20 fois pires que les Graysoniens en termes d'arriérisme. Le niveau technologique et la flotte militaire des Graysoniens ne faisant malheureusement pas le poids, l'amiral Courvoisier décide d'aider les Graysoniens. Ignorant la présence d'un vaisseau lourd havrien, et doté d'un seul croiseur léger, il se fait laminer la tête - et tuer, par la même occasion.

    Quand Honor revient à Grayson, elle apprend, horrifiée, les attaques des masadiens et la mort de Courvoisier. Elle propose d'aider à organiser la défense du système de Yeltsin mais se heurte à un mur : le choc culturel est trop fort pour les Graysoniens, incapables de la traiter en égale. Elle pose donc un ultimatum et exige de  rencontrer le Protecteur de Grayson, Benjamin Mayhew, afin qu'il oblige les officiers d'état major graysoniens à la prendre au sérieux. Mayhew accepte de l'inviter chez lui. Cela lui pose moins de problèmes qu'aux autres, grâce à son éducation extra-planétaire.

    Mais les Masadiens, jamais à court de mauvaises idées, tendent une embuscade à Mayhew et Honor Harrington en plein dîner privé. Grâce à ses dons de télépathie, Nimitz devine les intentions cachées des assaillants et réagit à temps ; Honor et lui se lancent dans une bataille au corps à corps avec de multiples agresseurs dotés d'armes de poing, pour protéger leurs vies et celles de la famille Mayhew. Leur férocité - et le fait que les masadiens ne s'attendaient pas à de telles qualités de combattant chez une femme et un chat (!) - leur permettent de tenir jusqu'à l'arrivée des renforts. Mais Honor est blessée : la partie gauche de son visage est définitivement paralysée et elle perd son oeil gauche.

    Malgré ses blessures, elle prend le commandement de son die_hard_5_poster_bruce_willis.jpgvaisseau pour débusquer une base avancée des masadiens dans le système de Yeltsin, où sont retenus quelques prisonniers survivants de l'attaque dans laquelle Courvoisier est mort. Puis elle va s'interposer entre un vaisseau ennemi et la planète Grayson pour éviter à ses habitants des attaques nucléaires. Bref, Honor Harrington, c'est John McClane dans les films Die Hard : blessée et dégoulinante de sang, elle continue coûte que coûte à sauver le monde. Mais là, au moins, le monde ne se résume pas aux Etats-Unis... ^_^

     

    Ce deuxième livre de la série est sans conteste l'un de mes préférés : le personnage d'Honor commence à prendre son ampleur véritable, et c'est dans cet opus que se joue bien des évènements cruciaux pour le reste de la série. Car les exploits d'Honor à Grayson lui donnent une aura particulière auprès des Graysoniens, des Manticoriens... et des Havriens, bien que pour d'autres raisons. On y explore un peu plus la personnalité d'Honor, celle de ses amis et de ses ennemis. Comme je l'ai dit auparavant, plus la série avance, plus Weber délaisse le développement du personnage d'Honor, alors je savoure ce tome qui la met en avant et lui promet un avenir intéressant.

    Bien entendu, et mes lecteurs habituels n'en seront pas surpris, ce qui m'a le plus attiré dans ce tome, c'est sa thématique féministe développée. David Weber est un homme, et je n'avais pas encore vu d'auteur masculin parler ainsi des femmes. Je suppose que le système politique et social de Manticore constitue l'utopie personnelle de David Weber en la matière. En partant de cette hypothèse, je m'avoue très satisfaite de la manière dont il envisage le rôle des femmes. Égales absolues des hommes, elle ne souffrent d'aucun sexisme, même dans l'armée, où seules les compétences - et les origines sociales, parfois - comptent. La nature des gonades de chaque personnage n'a aucune importance. Je pourrais peut-être couper des cheveux en quatre et trouver quelques références paternalistes (les bons profs de l'école militaire sont tous des hommes d'âge mûr, archétype patriarcal s'il en est), mais dans l'ensemble, David Weber s'en sort bien.

    D'autant mieux, évidemment, qu'il met en relief cet égalitarisme en présentant la société patriarcale et misogyne de Grayson (et celle, pire encore, de Masada). Il en explique les origines à travers quelques éléments science-fictifs vraisemblables - la présence de métaux lourds dans le sol qui a provoqué des malformations, mutations et de lourdes mortalités infantiles, une forte inégalité de distribution des sexes à la naissance entre filles et garçons - mais aussi une composante religieuse fondamentaliste, sectaire et bornée.

    A la relecture, on sourit à quelques passages où Honor exprime sa détestation de la politique - quand on sait ce qu'elle devient plus tard, il y a de quoi rire sous cape.

    Bref, j'ai retrouvé ma vieille copine, et j'en suis ravie.

    Je me surprends à vouloir relire très vite le troisième tome, dans lequel Weber développe entre autres le rôle d'Honor en tant que leader féminin et féministe sur la planète Grayson. Mais il va me falloir être raisonnable... Et attendre encore quelques mois avant de me l'acheter.


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  • L'orage gronde (Honor Harrington, livre 13), de David Weber

    L-Orage-Gronde-de-David-Weber-Tome-1.jpgDans ce treizième livre d'Honor Harrington, je pourrais reprendre ce que j'ai dit du livre 12, mot à mot. Mais puisque ce n'est pas là l'objectif d'un billet de blog un tant soit peu honnête, j'irai donc plus loin.

    D'abord, l'histoire : alors qu'Honor a réussi l'exploit de faire venir la présidente de la République du Havre à Manticore pour négocier en direct le traité de paix avec Sa Majesté la reine Elizabeth, les mandarins qui tirent les ficelles de la Ligue Solarienne, inquiets pour l'image de la Ligue dans l'univers, décide d'envoyer un bon kick-ass à Manticore.

    En effet, les deux  échauffourées qui ont précédemment eu lieu dans les zones frontalières, et qui se sont invariablement terminées par une écrasante victoire de l’Empire Stellaire de Manticore, leur semblent proprement incroyables. Les rumeurs allant trop bon train, ils envisagent donc de couper court en envoyant une énorme flotte de 300 bâtiments du mur pour remettre de l'ordre dans tout ça. Manticore en a vent, et tente désespérément de décourager la Ligue Solarienne de mener à bien cette attaque. Mais les mandarins solariens s'évertuent à présenter Manticore sous son plus mauvais jour, une sorte de va-t-en-guerre irresponsable et agressif, afin d'obtenir le soutien de l'opinion publique...

    Comme d'habitude depuis le livre 5, cet épisode d'Honor Harrington est divisé en deux tomes, mais deux tomes courts. Ils font à peine 300 pages chacun, ce qui est un changement appréciable à la logorrhée habituelle de David Weber.

    L-Orage-Gronde-de-David-Weber-Tome-2.jpgIl n'en reste pas moins que les épisodes d'exposition des stratégies géo-politiques et des avantages militaires (qui a les plus gros missiles, avec la plus grande portée et les meilleurs logiciels d'acquisition de cible) sont très longs. Pendant ce temps, on perd de vue les personnages principaux, à savoir Honor Harrington elle-même, la reine Elizabeth, les chats sylvestres et tous leurs proches. Ce qui est fort dommage, car plus ces épisodes "privés" se diluent au profit des évènements collectifs, plus la série risque de perdre ce qui fait son âme. Je ne dis pas son intérêt : car en effet, pour qui aime les univers à échelle galactique et les nombreuses scènes de stratégie géopolitique, cette série est un régal.

    Mais ce qui m'y avait fait venir à l'époque, c'était les personnages : Honor, sa carrière de militaire, ses amis, sa famille, ses ennemis. Ils ont entre temps perdu leur place privilégiée au sein des récits. Je me demande sincèrement si David Weber ne s'ennuie pas avec Honor, désormais. Il continue pourtant à s'amuser comme un petit fou avec son univers galactique, et je commence à regretter de ne pas avoir lu les romans qu'il a écrits dans le même univers, sans qu'Honor y apparaisse : L'ombre de Saganami, L'ennemi dans l'ombre, La couronne des esclaves, La torche de la liberté.

    Malgré ce constat doux-amer, égrené au fil des derniers livres, je continue à acheter les Honor Harrington, tome après tome (car oui, une fois n'est pas coutume, je les achète pour moi : personne ne les lirait dans la médiathèque où je travaille). J'ai même commencé à me procurer les premiers tomes de la série, qui manquaient à ma collection, et je m'y replonge avec délices. Honor Harrington reste ce plaisir coupable, cette petite indulgence que l'on a vis-à-vis de soi même, et qui nous rend la vie plus douce...

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    L'Atalante, 2013

    Genre : space opera, science-fiction

    Lu aussi par : dabYo

  • Cagebird, de Karin Lowachee

    Cagebird.jpgCagebird est le troisième tome de l’œuvre de Karin Lowachee dans l’univers du ConcentraTerre. Après Warchild , que j’ai beaucoup apprécié, et Burndive qui m’a agacé, le roman continue à raconter les enfants dans la guerre. Les trois tomes sont indépendants, bien que les récits forment une mosaïque.

    Cet opus de la trilogie est cette fois centré sur Yuri Terisov, principal lieutenant du capitaine Falcone, le pirate responsable de tous les maux de Jos Musey dans Warchild et à l'origine de la tentative d'assassinat sur Ryan Azarcon dans Burndive. Ce troisième roman s’annonce donc comme une incursion dans le tiers-monde de l'univers de Karin Lowachee, tiers-monde au sens littéral : le réseau pirate forme un tiers de poids dans le conflit qui oppose les humains du ConcentraTerre aux aliens Striviic-Na.

    Le récit commence au moment où Yuri est en prison sur Terre, suite à son arrestation par le commandant Azarcon à la fin de Burndive.  Un service de police spéciale tente de négocier avec lui afin d’infiltrer l’ensemble du réseau pirate monté par le capitaine Falcone. Piégé comme un débutant (qu’il n’est pourtant pas) à cause des sentiments qu’il éprouve pour son camarade de cellule, Yuri est contraint d’accepter, en apparence au moins, le marché qu’on lui impose. Il est alors exfiltré et repart dans l’espace retrouver ses anciens camarades, sous la surveillance constante de ses commanditaires.

    La reconquête du réseau pirate amène Yuri à des réminiscences sur son enfance. Le lecteur apprend donc que la guerre du ConcentraTerre contre les « Strits » a détruit son foyer et déporté sa famille dans des camps de réfugiés. Celle-ci est coupée en deux pendant la déportation : Yuri est séparé de sa mère et de son frère, et reste avec son père et sa sœur.  Désœuvré et sans perspective dans un camp isolé sur une planète cul-de-sac, Yuri tombe sur un capitaine de vaisseau marchand qui propose un contrat à son père pour le former et le faire travailler. Le père accepte, Yuri est plutôt partant... Le contrat est signé. Il s’avère bientôt que le marchand est un pirate, il s’agit du capitaine Falcone lui-même, à la recherche de la perle rare qui pourra le remplacer le moment venu. Yuri, avec son intelligence vive et son physique avantageux, lui semble prometteur.

    Échaudé par ses précédents échecs, Falcone emploie avec Yuri la persuasion, le mensonge par ellipse, l’isolement vis-à-vis de sa famille et la douceur. A 8 ans, Yuri a l’esprit malléable, et ce lavage de cerveau est redoutablement efficace. Pendant 5 ans, il est formé au commandement, à la navigation spatiale et au combat ; il est protégé par le capitaine et aidé au quotidien par un de ses assistants, Estienne, un jeune homme doux et aimant qui entoure Yuri de son affection.

    A 13 ans, bien traité, respecté et conscient de son futur rôle de chef, Yuri accepte quasiment sans broncher de passer à l’étape suivante de sa formation, qui consiste à le transformer en Geisha, en prostitué de luxe. Il apprend tous les arts de la séduction, de la musique à la conversation, en passant bien évidemment par une « formation sexuelle » très poussée. N’ayant d’autre point de repère, Yuri se plie à l’exercice. Son lien avec Estienne évolue en une relation qui mêle amour véritable et formation à la sexualité professionnelle.

    Il ne commence réellement à souffrir que plus tard : quand Yuri tue son premier « client », un sadique qui l’a violenté brutalement,  le capitaine le punit en l’obligeant à assassiner un de ses camarades. Mais il est alors bien trop tard : Yuri a été si bien manipulé et formaté qu’il ne peut qu'obéir et ne sait que faire de sa douleur. Il commence alors à s’automutiler…

     

    Je ne vous raconte pas comment Yuri mène sa reconquête du réseau pirate, ce serait vous spolier d’un beau récit de suspense, de manipulation politique et psychologique, et surtout, de space opera ! Or, nous sommes en été, c’est la saison du Summer StarWars de Lhisbei, celle où tous nos rêves d’évasion stellaire, d’exploration de l’univers et de rencontres avec d’autres espèces intelligentes atteignent leurs sommets.

    Mais vous l’avez compris : l’essentiel du roman se trouve dans le récit de cette enfance dévoyée. Tout comme dans Warchild, c’est cet aspect du roman qui m’a le plus touché. Mais dans Warchild, la pédophilie et la prostitution n'étaient qu'évoqués, à mots couvert. Dans Cagebird, Karin Lowachee ouvre les vannes de la transparence. On apprend tout de la manipulation et de la « formation » dont est victime Yuri Terisov. Car en effet, de bourreau coupable de tous les crimes dans les deux précédents romans, Yuri devient ici la victime de Falcone, tout comme le furent Jos et Ryan.

    Il y a une douceur constante et lénifiante du ton, une narration lisse, presque enfantine, en totale contradiction avec le propos sordide.  Peu à peu, le lecteur effaré prend conscience qu’il est facile, beaucoup trop facile, de faire passer pour normal un quotidien de perversion, de manipulation et de violence, pourvu que l’on s’y prenne… « bien ». Le récit exerce une fascination dérangeante,  provoque une addiction douteuse à sa lecture. Il finit par donner une sacrée leçon sur la nature humaine.

    Je n’aime guère les récits très noirs, et celui-ci l’est profondément. Il est sans conteste le plus noir des trois romans. Pourtant, je l’ai aimé, beaucoup aimé, sans doute parce que l’espoir d’une rédemption n'en disparaît jamais complètement.

    J'ai appris après avoir fini le livre, en lisant une interview de l'éditeur, que ces romans avaient été proposés en littérature jeunesse dans d'autres pays, en raison de l'âge des personnages principaux. Que ce soit bien clair pour tout le monde : ce ne sont pas des romans pour les enfants !

    Une lecture que je recommande donc chaudement, et qui n’exige pas de lire les autres tomes de la trilogie.

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    Lu également par : Efelle, Blog-O-Livre, Sylvain Bonnet

    Le Bélial, 2012